‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 101 sur 464 · Jal, Dict. critique : de Loynes · texte numérisé non relu

Jal, Dict. critique : de Loynes

6. Tres-humble, tres-veritable et très-importante remonstrance au lioij. I(î31, in-i", p. 107.

7. De Sourdis, archevêque de Bordeaux. L. a. s. à Richelieu ; Prignac .'M déc. 1634. — !• L evêque d'AngouIème étant mort, et laissant une abbaye près du Brouage, dépondante de la Chaise-Dieu et rapportant 8.000 livres de rente, il propose de la donner h M. Dos Roches Le Masie. » Catalogue de lettres aul. i Charavay), Paris, 26 mai 1877, u" 20i.

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son maître de nombreux bénéfices, dont le premier fut le prieuré des Roches '. Son titre de « conseiller du roy » seul lui valait 2.000 livres' ; à sa mort survenue le 2o février 1GI)2 ■' (il avait alors 74 ans et G mois), il était de plus << prieur de Nostre-Dame-des-Champs, Lonçpont et Montdidier ». C'est ainsi qu'il est désigné dans l'acte de donation qu'il fit en ItiiG, à la Sorbonne, de sa bibliothèque « fort estimée pour la bonté et la multitude de ses livres * ». A ce don, il joif^nait le lendemain, celui d'une rente de 4.000 livres pour l'augmentation et la conservation de sa bibliothèque dont il se réservait la jouissance sa vie durant.

Il ne faisait en cela que suivre l'exemple du Cardinal qui avait également légué en 1042 ses livres à la Sorbonne; et cette générosité lui valait d'avoir son portrait dans la grande salle, faisant vis-à-vis à celui de son ancien maître.

La Sorbonne était bien inspirée dans sa reconnaissance quelque peu ironiquement aveugle, car il n'y avait pas seulement entre eux de commun que cet amour pour les beaux livres qui à en croire la Rymaille sur les plus célèbres biblioteres de Paris, était surtout chez le chanoine une passion pour les belles reliures.

Le Masle avait pris tous les goûts de son maître, ce qui s'explique aisément par leur parité d'âge et par la longue et relativement étroite communauté de leur vie dans les rêves et les aspirations de jeunesse, les études et la dissipation du collège, la lutte contre la gêne dans l'évêché de Luçon, la rancœur des ambitions brisées après le premier ministère, l'amertume de l'exil, la concjuête du pouvoir, les préoccupations et les chagrins de famille, les satisfactions et les soucis de la puissance. Le maréchal de Gassion disait de Mazarin qu'il était « le singe du Cardinal de Richelieu, mais qu'il n'en avoit que le cul rouge ^ » ; l'on aurait pu mieux appliquer la boutade au chanoine en supprimant les deux derniers mots irrévérencieux; car, en plus de l'alïinité de leurs caractères, il n'est pas un geste de Le Masle où l'on ne voit revivre le Cardinal. Comme lui, il

1. Près d'un an après la mort de Hiclielieu, il acquérait au prix de 30.000 livres une maison située rue Cloche-perce, appartenant h Jacques Parfait, contrôleur de la maison du roi, et Léonard Foulé, garde des sceaux en la Cour des Aides de Bordeaux. (Acte du 4 septembre ItVi.'i.) Léon Brièle, Inverti, sonun. rirs archives /losp. antérieures à 1790. Ilolel-Dieu, Paris, 1882, t. I, p. 101.

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