‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 100 sur 464 · Il,id., t. II, p. 13Gli · texte numérisé non relu

Il,id., t. II, p. 13Gli

5. Abljc Lebœuf, Ilisl. delà ville et de tout le diocèse de Paris, t. III, p. !J75.

i.K CAitiNEr : ij:s sKcniirAinKs 109

qu'est resU- l'oi'i^iiial du Coin[)te de la dépense de 1639, comme le mentionne, malheureusement d'une façon incomplète, l'inventaire de ses papiers qu'il avait légués à l'Hôtel-Dieu et qui ont disparu en 1871 dans l'incendie de la Commune. Cette pièce est probablement l'une de celles qui y sont signalées, sans leur date ' ; parmi les documents qui l'accompagnaient, et dont partie a été conservée par une copie publiée dans la Hevue historique et nobiliaire de l'Anjou, ligure précisément l'une des pièces justificatives jointes sûrement à l'original du Compte de 1639 gardé par lui; ce sont les Parties pour la calèche de Mgr le Cardinal par Adrian Ge/)sc-. La dépense correspondante qui était certainement portée au Compte de 1(339, où elle devait se retrouver, était inscrite sur l'un des feuillets du chapitre de la Dépense ordinaire des Ecuries qui, par une autre fâcheuse co'incidence, ont également disparu en partie.

Richelieu ne lui témoignait pas moins d'affection que de confiance; son grand trésorier et surintendant étant tombé malade en 1G34, il lui envoyait au Cloître Notre-Dame une lettre chaudement amicale, chose assez rare de sa part, pour l'engager à se soigner et l'inviter à venir prendre l'air à Ruel': une autre fois, c'était pour le rassurer, du même ton, sur l'effet de calomnies ayant pour but sa disgrâce '.

De Loynes, un autre secrétaire du Cardinal, venait le visiter pendant sa maladie, sans doute, de la part de celui-ci; leurs relations devaient être cordiales, car le chanoine avait été en 1633, parrain de son second enfant ^.

Sa fortune était considérable, et en 1631, de Morgues l'évaluait à 30.000 livres de rente ''; sa situation exceptionnelle auprès du Cardinal, qui était de notoriété publique, avait dû lui valoir, à elle seule, plus d'une générosité de la part des solliciteurs, courtisans ou familiers puissants de Richelieu "; « riche de bien d'église », il avait été pourvu par

1. Léon Brièle, Invent, sommaire des archives-hospitalières antérieures à l~90. IIôtel-Dieu. Pnris, 1884, t. II, p. 6.3, n" ;i976.

Page 1