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Je son aclivité, et p;ii' la belle "gravure de Naiileuil, aucun reuseiguenieat d'ordre privé ne nous a été conservé sur celle de son collègue du Cabinet ; nous savons souK'mont ([iiil était déjà mort lors([ue sa fille, Marie l^liarpentier, tenait sur les fonts baptismaux le troisième enfant du docteur Eusèbe Uenaudot, (ils aîné du célèbre fondateur de la Gazette, Marie-Thérèse Uenaudot, née le 28 septembre Jti.'iO'.
Le Masle et (lliarpentier ne sont pas seulement par leur rang les premiers des secrétaires ; eux seuls, dans le Cabinet, portent le litre de « Monsieur », et encore est-il écrit en toutes lettres pour Le Masle seulement, en abrégé pour son collègue ; après eux, et jusqu'aux aumôniers, ce ne sera plus que le titre de « sieur ».
Godin, ipii les suit, est un nouveau venu dans la maison (ju'il ne fera que ti'averser. et il devra à cette circonstance, provoquée par un incident curieux, d'être le fameux personnage inconnu qui a défrayé la chronique et provoqué la curiosité des historiens de Richelieu.
C'est en 1639, l'année même du Compte probablement, qu'il est entré au service du Cardinal, sur la recommandation de Le Masle qui le lui a présenté comme capable de remplir auprès de lui la charge de lecteur pendant ses insomnies. Godin a pour lui d'être de l'Ouest ; comme Desbournais, il est tourangeau, originaire de la petite ville de Saint-Epin, du diocèse de Tours ; il est jeune, bien fait, spirituel, capable de servir et de plaire, d'une bonne culture, écrivant proprement en latin. Sa faveur auprès du Cardinal est rapide, et de lecteur de nuit, il devient vite secrétaire. C'est de lui sans doute que parlait Richelieu dans sa lettre écrite depuis Briare à Bouthillier, à la lin de l()39 : c La main non encore cogneue dont je v'ous escrivis de Lyon - est attachée au corps d'un nouveau secrétaire que j'ay qui ne vous est pas encore cogneu. Comme le caractère en est pas.sable, la mine n'en est pas fâcheuse, et la fidélité n'est pas doubteuse... ' »
Richelieu avait quitté Paris à la fin du mois de mai ; voilà qui nous fixe une limite pour répo<jue de l'entrée de Godin dans sa maison. Pour une fois, il était mal inspiré de se départir de sa règle de défiance habituelle, et il eut à le regretter. Godin cédant un jour à un inouvenient de curiosité, jetait les yeux sur des papiers ouverts sur la table de travail ; le Cardinal le surprenant à ce moment, lui signifiait son congé immédiat.
t. Abbé Ch. Ti'ochoii, Journal d' l'Uiai-bc Renauttot. yMi'in. tir la Soc. ih l'IIist. de Paris et de l'Ile de France, t. IV, 1877, p. 2i3.)
2. .\vcnel, Lettres , .., t. VI, p. 1)03. (Lyon, 2 oclobic 1639.)