‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 118 sur 464 · LK CABINET : LES SECRÉTAIRES · texte numérisé non relu

LK CABINET : LES SECRÉTAIRES

L'on rotrouvp son nom dans une cliarte de prise de possession du prieuré de Sainl-Martin-des-Chanips, par Jules-Paul de Lionne, datée de 1065, où il lig-ure comme commissaire apostolique '. Etait-ce ce même prieuré jadis devenu vacant par la moii du fardiiial Ludovisio, qui avait été résigné en 1633 au cardinal de Richelieu par le cardinal de La Valette, auquel le coUateur l'avait attribué? Si cette identification est exacte, elle donne lieu à un rapprociu^ment sini;ulier ; le prieuré dépendait de la collation de l'abbaye de Cluny appartenant îi Richelieu, et il fallait que le pape accordât cette résignation avec dispense « ad duo incompatibilia ». Or, le mémoire (juo le Cardinal remettait à M. de La Rarde, pour obtenir cette faveur de Rome, était écrit eu partie de la main de Le Masle, le futur collègue, protecteur et ami de Gaudin -.

Jacques Gaudin avait trouvé chez Richelieu un autre protecteur dans la personne de Ilardouin de Pérélîxe, abbé de Reauniont, alors camérier pro" visoire du Cardinal en l'absence de lévèque d'Auxerre, qui devint plus tard archevêque de Paris ; c'est à lui sans doute qu'il dut la charge d'(< Officiai de Notre-Dame »; et il paya sa dette de reconnaissance en prononçant son oraison funèbre dans l'église de la Sorbonne, le 4 février 1671.

Il survécut à ses deux protecteurs de longues années, et mourut le IS juillet 1()9.') ', âgé de 83 ans. peu fortuné, car il n'avait pour tout bénéfice que le prieuré de Saint-Maximin-les-Beauvais.

Nous avons fait remarquer au début la sorte d'anomalie caractéristique des secrétaires de Richelieu, qui seuls peut-être, de leurs confrères des grandes maisons du temps, n'ont laissé derrière eux aucune œuvre écrite, et nous avons en même temps formulé une réserve en faveur d'une exception. Elle nous est fournie par Gaudin, c'est-à-dire précisément par l'unique secrétaire dont le Cardinal se soit séparé pour une faute professionnelle ; Gaudin, en elTet, n'a pas seulement mérité de trouver place dans le Dénombrement de l'abbé de Marolles pour son oraison funèbre de

hibliothécain- île la Sorhoiino » [ilùd., p. 279 a 281 et .316). Il nous semblehors de doute (|ue c'est bien du môino personnage qu'il s'ag^it, en nous basant, en plus de la parité des titres, sur la charte C[ue nous allons citer, et sur le témoignage de l'abbé de Marolles. [Mémoires, Amsterdam, 175."), t. III, p. 283.)

1. Charta de inita possessione prioratus Sancti Martini a Campis per Juliuni Pauluni de LioDnc.

L'niversis prœsentes lilteras inspecturis, Jacobus Gaudin, presbyter, doctor tbeologus, et socius Sorbonicus, insignis metropolitanip lîcclesia' Parisiensis canonicus, necnon officialis Parisiensis et in liac parte... seu alios ad infra scrip(a, judex, seu commissarius aposlolicus, salulem in Domino Gnilin (^lirixl., t. Vil, col. 214.

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