En 1094 d'après le P. Lelong. Édit. 1719, n
124 I.A MAlSdN lir CAUIHNAI. |iK ItlCIlKLIEL'
Hardouin de Pérélixc' ; il a aussi laissé un baguage de travaux de controverse relig'ieuse "-, oiihliés aujourdluii, mais appréciés de son temps •'. Le dernier a droit à une mention toute spéciale : c'est la défense d'un traité théolog-ique de son premier et irascible patron, et il est piquant de constater que c'est la seule plume de la maison du (Cardinal qui se soit employée en laveur des idées du maître.
11 ne fallait assurément pas moins (jue l'eni^ouement du Cardinal joint à l'amitié de Le Masle, pour que Gaudin précédât à l'Etat Julius de Lovnes, plus âgé et plus ancien que lui dans la maison, ayant en outre une personnalité autrement importante par son nom, sa valeur et ses fonctions ; n'est-ce point même tout cela qui vaut à ce dernier des appointements supérieurs de cent livres à ceux de ses collègues? De Lovnes est, tout d'abord, en ell'et, le seul des secrétaires à être gentillionime. et l'on a vu combien le cas est rare et contraire aux nuvurs de l'ijioque ; son nom (igure très honorablement dans la noblesse de robe du temps, ou directement, ou par les alliances^ ; il est lui-même le second fils de Julius de Loynes, seigneur de Villefavreux, habitant Orléans, et d'Isabelle Pétau ; nous retrouvons son frère aîné, Jean, correcteur des Comptes à Paris ; deux autres sont, Jacques avocat au Parlement et « niElistre des requestes de la Reyne-mère du Roy », Jean « receveur et payeur des gages des élus de Beaugency ». Julius a fait comme eux, et pris une charge de secrétaire de la reine; c'est à ce titre (jue Richelieu l'a connu lorsqu'il a eu la surintendance de la maison de Marie de Médicis ; il l'a vu à l'œuvre, l'a a]iprécié et l'a accepté des mains de la reine, estimant qu'il pouvait lui être utile. Son origine est bien dilîércnte, comme on le voit, de celle de ses collègues, Le Masle que le Cardinal a pris tout jeune et formé. Charpentier (|u'il a tiré sans doute d'une humble
1. Mariillrs, Mémoires, Anislorcl;im, 175.'i, I. IIl, p. IH.'Î. — Il fui aussi l'iiii des amis (le Ménafrc ; ce dernier iiiviKiiiail son lémoignage dans la priilcslalion qu'il fil contre la fausse imiiulalion d'avoir atla(jué le Parlumonl dans son KU'tjir ;t M. le Cardinal Mazarin [Menagiana, Amsterdam, 1G05, t. II, lim. (Mém. de la vie de M. Ménage.)
2. Réponse à la neuvième lettre imaginaire de M. Nicolle; — Oraison funèbre d'IIardnuin de Pérè/îxe, in-4», Paris, 1071 (P. Lelong, édil., I7l!i, n" .3692) ; — Elogium seu V'iV.r si/nopsis Pelri Lallenianlii, Prioris Sanclie Cpiiorofiv et l'niversilatis Parisiensis Cancellarii : auctore Jaciiho (iaudino, vanonico et of/iciati Parisiensi; in-4°, Parisiis, 1070 illnd., sup. n" 'p'.)29j ; — Défense du traité île controverse de M. le Cardinal de Piclielieu, contre la réponse du sieur Martel, ministre de la religion prétendue réformée, Paris, 1681, in-12. (1052, in-12, d'après Papillon, Elogeg de quelques auteurs français, Dijon, 1742, p. 312.)
.3. Sa dispute avec son confrère M. .loli sur l'.Vssomplion de la Vier^^o RI quelque bruit, on a donné l'avantage à ce dernier, qui était, en efTel, un homme foil liahile. 4. P. Anselme, t. II, p. 308 D ; t. VI, pp. 481 B, !i:');i A, :')70 C.