‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 121 sur 464 · p. :rà9 et · texte numérisé non relu

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8. Avenel, Leltren..., t. IV, ji. 470. Ibid., t. IV, p. .•i7'J.

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deaux, et ses rapports où il indiquait les mesures à prendre étaient suivis de lettres de reproches de l^ichelieu à de Sourdis '.

Le Cardinal si méticuleux se reposait sur lui du détail - ; en 1(138, de Loynes se trouvant en mission en lîrouaye pour une question d'armements maritimes •', il remettait à son retour à Paris l'envoi des présents et des brevets destinés à marquer sa satisfaction des succès de la flotte sur les côtes d'Espatrnc '.

La disgrâce céléjjre de Sourdis, l'archevêque de Bordeaux, dut avoir en grande partie pour cause son dissentiment avec le commissaire de la marine, au moins autant que son inimitié avec de Lamotte, parent du secrétaire d'Etat des Noyers ^ ; l'amiral pour se disculper de l'inaction que lui reprochaient vivement Richelieu et Chavigni en avait rejeté la faute sur un défaut d'organisation et surtout sur un manque de fonds dont la responsabilité incombait à de Loynes, le commissaire ordonnateur. L'archevêque de Bordeaux l'avait de plus inculpé gravement, en dévoilant au Cardinal le détail des prélèvements frauduleux que faisaient les bureaux sur les fonds de la marine ; tous y avaient leur part, d'après l'archevêque : le commissaire 100 écus par an, le contrôleur et le trésorier, autant chacun, 100 livres au commis de ce dernier, îjO écus au secrétaire du général, et 50 écus ;» celui de M. des Noyers, ce qui fait 1.300 livres par galère ''.

Cela n'empêchait point l'archevêcjue de continuer à correspondre avec de Loynes (pi'il redoutait à l'égal de Richelieu "■. imité en cela par les chefs d'escadre, et notamment parle commandeur des Gouttes **. De Loynes était alors sinon en titre, au moins de fait, un véritable secrétaire d'Etat, car l'on voit le Cardinal écrire de Tarascon à des Noyers d'aller le quérir pour prendre un avis qu'il lui enverra '■'.

Dans le mémoire justificatif de sa conduite qu'il envoyait au Cardinal, l'archevêque de Bordeaux se plaignait amèrement d'un secrétaire du ministre qui, par une lettre au chevalier Guitault, rendue publique, aurait dévoilé sa défaveur auprès du Cardinal, ce qui avait créé, disait-il, autour de lui luie ambiance d'hostilité '". Ce secrétaire, (jui n'était pas

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