‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 122 sur 464 · I.E CABINET : LES SECRÉTAIRES · texte numérisé non relu

I.E CABINET : LES SECRÉTAIRES

nommé, devait être de Lovnes ; si le fait était exact, de Soiirdis ne pouvait s'en prendre qu'î» lui de cette inimitié qui remontait loin ; déjà bien avant sa dénonciation à Uichelieu, il avait essayé de perdre le conmiissaire de la marine, à en croire Tallemanl dont le i-éeil doit être exact, car il la tenait probublenient de ce dernier quil avait connu ' . L'archevêque et de Loynes avaient été envoyés ensemble à Hrouaf^e, dans cette tournée d'inspection que nous avons mentionnée, » j>our faire quelques marchez de fortilications. Par prudence, de Loynes qui le connoissoit bien lui faisoit tout signer. Au rett)ur. l'archevesque de Bordeaux pour faire le bon valet, ne manqua pas de dire ([ue Loynes s'estoit entendu avec les entrepreneurs. Loynes pour sa justilication apporta tous les marchez signez de l'archevesque - ».

L'on a vu ses bonnes relations avec Le Masle qui, le 2o octobre 1633, était parrain de son second enfant. En 1631 [le 29 avril) de Loynes avait épousé Jeanne Régnier, tille de Pierre Régnier « commissaire général des boîtes des monnoies de France », qui lui donna onze enfants, du 3 juillet i632 au 24 novembre 16io. Après la mort du Cardinal, il conserva ses fonctions de conseiller du roi, secrétaire général et commissaire de la marine, et mourut le 13 novembre 16o3: il fut enterré à l'église de Saint Roch, sa paroisse •*.

Avec de Loynes se clôt la liste des secrétaires ; on est étonné de n'y point voir le nom de Cherré, qui aurait été avec Charpentier le second des deux secrétaires que le Cardinal disait lui suffire ', et dont l'écriture se retrouve le plus souvent dans la Correspondance, k partir de 1630, d'après les indications données par M. Avenel, et en particulier pendant toute l'année 1639 ; ce sont les deux seuls de son cabinet, du reste, désignés par Richelieu dans son testament. A quoi faut-il attribuer cette omission volontaire ? Sur l'Etat, Gaudin occupe la place de Cherré : Le Masle, tout-puissant dans la maison, a-t-il opéré cette substitution, de sa propre autorité? Il en est tout au moins l'initiateur, car le nom de son protégé est écrit de la même orthographe impropre et défectueuse que l'on retrouve dans son testament? .A-t-il prolité, pour la faire, de celte disgrâce momentanée de Cherré dont parle Tallemanl, et qui a dû être bien courte, vu ([ue d'après les indications graphiques d'.Vvencl, l'on ne remarque point de suspension anormale dans son service de secrétaire ?

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