Jal, Dicl. cril. : de Loynes
i. Aveuel, Lellies..., t. V, p. 502. (10 juillet 1636.)
L'anecdote rapportée par Tallemant présente, en tout cas, des caractères de vraisemblance, car dans le passage de son Testament où il le nomme après Charpentier, Richelieu fait très nettement une restriction assez obscure, il est vrai, mais qui, par contraste même avec ce qu'il dit de ce dernier, devait correspondre dans son esprit à une réserve occulte quelconque.
Pierre Cherré, qui est cousin de Charpentier', n'est assurément pas entré dans la maison à titre de secrétaire ; ils fig^urent tous deux comme témoins à la lin des Lettres patentes données en 1630 à Roanne par le Cardinal pour la réformation de Clunv ; mais tandis que Charpentier v est dit : « secrétaire du roi et le nôtre », son cousin est seulement qualifié « notre domesti([ue » -.
Faut-il on conclure cpie Clierré, en tant ([ue secrétaire, n'a fait que suppléer ou aider Charpentier dont il a en quelque sorte la survivance, sans en avoir le titre ? Les écritures (jui lui sont attribuées pendant l'année Ifi.'ÎO sont-elles bien de sa main •' ? Ne serait-ce point après le départ de Gandin seulement que Richelieu l'a définitivement attaché à son Cabinet ? Dans l'Etat de la marine de 1635, Cherré figure bien, mais à côté de Picot, le contrôleur de la maison, comme commis près du grand maître pour travailler aux expéditions de la marine, aux appointements de 600 livres '', ce qui le classe comme valeur d'initiative, audessous des autres personnages du Cabinet.
D'autre part, dans le courant de 1639, d'après les références données par M. Avenel, Cherré apparaît comme plus spécialement affecté à la correspondance du Cardinal avec le roi, et quehjuefois même travaillant pour le roi ; voilà qui semble encore compliquer le problème et