‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 155 sur 464 · LA 51AIS0N DU CARDINAL DE RK.IIICLIEU · texte numérisé non relu

LA 51AIS0N DU CARDINAL DE RK.IIICLIEU

donné les fonds pour rachat de leur première maison, dans la rue dite plus tard des Petits-Auj^ustins, (jue la reine Marguerite leur échangera pour une autre de la rue Saint-Fère où l'on bâtira l'hôpital dont les ressources deviendront vite insuffisantes'. La reine-mère a posé en 1G13 la première pierre de leur église, et en 1631, le Cardinal a fait célébrer par l'évêque de Mende une messe pontificale pour la béatification de leur fondateur et patriarche, le bienheureux Jean de Dieu, qui a été décrétée l'année précédente par le pape Ui'b;iin VIll ■'.

D'après sa Correspondance politique, Richelieu entretient avec ses protégés des rapports suivis •' ; en 1627, notamment, on le voit recommander au Cardinal Barberin et à l'ambassadeur de Rome, M. de Béthune, le 1*. Dominique Asselin, prieur de l'Hôpital, qui se rend dans cette ville pour des affaires concernant son Ordre *.

Tous les couvents portés aux aumônes sont situés à Paris ou dans les faubourgs ; un seul fait exception, les ermites de Corbie, de la règle de saint Augustin, et avec lui se clôt la liste des établissements français.

Avant d'aborder les couvents d'étrangers, nous devons placer ici les deux maisons religieuses qui ont été omises par le copiste. Les deux grandes affections que Richelieu a eues dans sa vie, la duchesse d'Aiguillon et le P. Joseph nous donnent leurs noms, les Carmélites et les Filles du Calvaire, encore deux couvents de fenunes ; leur libellé représente bien une ligne du texte, d'après l'écriture du manuscrit, et ils réalisent ainsi la jjremière condition nécessaire, car il n'y a qu'une ligne complète du registre original se suffisant à elle-même, qui ait pu échapper à l'écrivain en effectuant la copie.

Les Carmélites font encore partie des couvents nouveaux dont on a reproché à la reine-mère d'avoir favorisé l'établissement ■' ; elle a été, en effet, en 1604, une de leurs premières fondatrices'', et M'"" de Combalet l'a souvent accompagnée dans les retraites qu'elle fait à leur couvent du faubourg Saint-Jacques : c'est dans ce couvent (jue cette dernière s'est retirée à la mort de son mari, tué en 1622 au siège de Montpellier, et qu'elle a pris le voile de novice au l)out d'un an de clôture. Après être rentrée dans

1. A. l'cillcl, Lu misère ,iti /phi/is de In Fronile et saint Vinrent de l'.iiil, Paiis, 1808, p. 26.

2. Ahrérjé de la. vie de saint Jean de Dieu, fondateur et patriarclie de l'ordre des Religieux de la Charité, Paris, 1707, p. 122.

.3. .Vvenel, Lettres..., t. II, p. 200 ; l. VIII, p. KiO.

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