Tallemant, llisL, l. I, p
3. l'ieirc de l'Kstoile, Mr/nuires-Joiirnaii.r, Pni-is, IH8.'i, t. XI, p. 11)3 (30 juillet 16H). — Recueil de pièces hislorir/iies et criliques, Dclfl, 1717 : Le vérilablc manifeste (le la Domoiselle d'Escoiiian sur la mort d'Ilcnry le Ciraïui, p. 1.
AUMONES, DONS El PENSIONS 1 "iS
la grande porte du couvent sur la iiu- des Barrés, et sert de séparation aux deux Coninuuiautés '.
Les Quinze-N'ingls sont des voisins de Richelieu ; ils n"ont pas encore quitté la rue Saint-Ilonoré où ils sont établis depuis saint Louis pour aller à la rue Saint-Antoine ; et c'est à ce titre qu'ils sont portés à l'état, car leurs revenus sont considérables.
Dans la même rue encore, les Filles de la Passion ou Capucines; la duchesse de Mercœur devenue veuve l'a choisie pour y fonder leur couvent, d'après la disposition testamentaire de sa tante, la reine Louise de Lorraine, qui lui a imposé à cet elFet une charge de 20.000 écus ; leur église a été dédiée et consacrée en 1000.
Les Barnabites ou religieux de la Congrégation de Saint-Paul sont eux aussi de fondation récente ; ils ont été installés en juillet 1631 par Jean- François de Gondy, le premier archevêque de Paris, dans l'abbaye de 300 religieux fondée dans la Calende par saint Eloy grâce aux libéralités de Dagobert.
Aux Pauvres de la paroisse Saint- Eustache, la paroisse du Cardinal dont le curé l'assistera à son lit de mort, succèdent les Pères de la Doctrine, ou Religieux de la Doctrine chrétienne, un ordre érigé en religion par Paul V depuis peu, en 1617 seulement, de congrégation de Prêtres séculiers qu'ils étaient auparavant ; François de Gondy les a autorisés tout récemment, en 1626, à s'établir dans son diocèse, et ils viennent de se fixer en 1628 au faubourg Saint-Marcel, sur les fossés de la ville, dans l'ancien hôtel de la Verberie. D'anciennes relations de Richelieu qui les a connus et fréquentés à Avignon, dans son exil, comme nous le prouve une lettre de lui à leur maison de cette ville, en 1622 -.
C'est un des ordres qui s'accroîtra le plus rapidement, car cinquante ans après, en I6!)S, ils avaient en France i\ maisons dont 2o d'enseignement '.
Les Hospitaliers, religieux de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Antoine Viennois, adonnés au ministère des malades, occupent et desservent l'église du ■ Petit Saint-Antoine » ; ce couvent a été réformé en 1620 par les soins d'Antoine de Gramont, abbé de l'Ordre '.
Nouveau encore l'ordre des Frères de la Charité dont Richelieu est le protecteur, ainsi que le rappellera de Morgues ■' ; la reine-mère leur a