‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 165 sur 464 · venel, Lellres..., l. V, p. 655 i.'J novembre · texte numérisé non relu

venel, Lellres..., l. V, p. 655 i.'J novembre

4. C"esl dans celle même lettre citée au chapitre ii, que Chavigny mentionne le maître d'holel, l'argentier, le premier cuisinier et le premier chef d'office de Richelieu, Dai^ues, de La Borde, Laurent et La Garde dont nous retrouverons plus loin les noms au chapitre do la Bouche.

dans ce chapitre que par un smil personnage, « Monsieur le marquis do Brézé »,qui reçoit une pension annuelle de 12.000 livres h raison de mille livres par mois, par les mains du s'' de Laverijne qui en donne les douze (juittances '.

Armand Maille, inar(]uis de Brézé, lils aine de Urbain Maillé, marquis de Brézé, maréchal de France et de Nicole Richelieu, la sœur préférée du (Cardinal, né en mai 1(')I9, est alors âgé do vingt ans. Le Cardinal témoigne une alVoclion toute parliculière au » petit l>ré/é-'>i, au n petit marquis de Brézé^ » comme il l'appello ([uelquefois, son neveu ot liiloul de prédilection; il l'a fait élever; il est iioureux de retrouver en lui ses inclinations, ses goûts d'ordre et de faste mêlés. « Grande maison, grand équipage, tout cela bien réglé, et point de désordre, pourvu qu'on list tout ce qu'il vouloit. » Avec cela brave et libéral, surtout aux auteurs et ayant, autant que Richelieu, l'horreur des dettes.

Malgré son caractère aussi autoritaire que celui de son oncle, « il n'avait j)as grand esprit », d'après Tallemant, <( et il était timide et embarrassé ». <i Ma nief)ce, quel successeur ! » aurait dit Richelieu, en le voyant, à M""' d'Aiguillon, et en haussant les épaules ''.

De Morgues faisait allusion au jeune de Brézé, lorsqu'il écrivait du Cardinal qu'il n'oserait sûrement produire son unique neveu ^.

Ce défi d'un pamphlétaire très bien renseigné confirmerait assez l'exclamation de dépit du Cardinal, mais l'eùt-il laissé échapper, il avait trop le souci de la grandeur de sa maison pour ne pas pousser son neveu aussi haut qu'il lui était possible. Sa sollicitude pour lui éclate dans toutes ses lettres ; ses neveu et beau-frère, du Pont de Courlay et le maréchal de Brézé, lui avaient du reste donné trop peu de satisfaction l'un et l'autre, pour (|u'il ni' reportât point sa tendresse sur le (ils du second, le jeune mar([uis dont le petit cousin Armand Vignerot du Pont de Courlay- n'avait alors (|ue sept ans. Aussi, cette même année de Ki.li), en avril, ôtait-ilson commandement à du Pont de Courlay le général des galères, pour le donner à son autre neveu, le marquis de Brézé, celui tpù nous occupe ".

1. Notons, en i):issan(, cette (lérop;ation à la règle du Cardinal d'après laquollo " les pensioti.s ne se payent point qu'à la lin de l'année >>. .Vvciicl, Lellres..., t. VII, p. 770.

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