‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 180 sur 464 · Avenef, Lettres..., t. V, p. 246 ^20 septembre · texte numérisé non relu

Avenef, Lettres..., t. V, p. 246 ^20 septembre

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de Jarnac et Montcontour ou loli'J, ;i servi en ([ualité de maréchal de camp à la prise de Saint-Denys en 1591 et est mort le 17 octobre 1620 '.

De Graves et de Saint-Léger figurent tous deux au testament du Cardinal ; il leur léguait à chacun trois mille livres, et en outre, ses « deux carrosses avec leurs attelages de chevaux, sa litière et les trois mulets qui y servent, pour être partagés également entre eux ».

De Survie, le premier des genlilshommes servants, ne figure pas à cet acte ; il n'est plus alors probablement dans la maison du Cardinal ; la Correspondance diplomatique nous apprend qu'une compagnie de Hongrois porte ce nom en 1636 ', et par la même source, nous le voyons en 1640 chargé par Richelieu d'une mission militaire au Havre avec le chevalier de Cinq-Mars •'.

De Chastellux '• qui le suit à l'Etat, a quitté la maison à la fin du mois d'août ; est-ce lui qui, au mois de février précédent, a été le héros de l'une de ces fréquentes «rencontres » qui ne sont pas assimilées aux duels, rencontres que le Cardinal voit d'un œil très indulgent et dont l'écho est arrivé jusque dans sa chambre de la Bastille aux oreilles de Bassompierre •'? N'est-ce point César Pierre, comte de Chastellux, qui est déjà en 1634 capitaine d'une compagnie d'infanterie dans le régiment d'Enghien, et en 1636 capitaine d'une compagnie de chevau-légers : en 1640, en elTet, nous le voyons avec le grade élevé de sergent-major dans le régiment de cavalerie d'Enghien, régiment de 1 .500 hommes que le Prince a proposé, avec l'appui du Cardinal •>, de lever sous le nom de son fils, et dont le roi a approuvé de sa main la formation le 30 juillet suivant. On connaît les sympathies et l'intérêt alfectueux que Richelieu professe à l'endroit de son futur neveu, car le mariage avec M"'^ de Brézé est déjà décidé en 1638, et lorsque le 4 septembre 1639, il conseille au Prince de Condé de ne pas laisser se faire, sans que son fils la voit, la prochaine campagne du Piémont, conseil qui équivaut à un ordre ", il est très vraisemblable que, de même qu'il a voulu monter lui-même sa maison, il a voulu aussi entourer le jeune duc d'oflîciers de valeur, expérimentés, et

1. .\v.Tiil 1623, un de Sainct-Leger est enseigne de la compagnie de gendarmes de la compagnie du duc d'Epernon. Nicolas Pasquier, Lettres, Paris, 1623, p. 797 et 835.

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