Avenel, Lettres..., t. IV, p
11. Franeois Pcloiie, Le botirtjeois poli (1631) [Var hisl. et lill.. t. IX. Dialogue VII, p. 181 . — fcVa/ de ta France pniir IHiS, p. 8:> el 86. — Eduard Chamberlayue, L'eslat présent de l'.Anr/leterre. Paris, lti7l, p. 264.
*20i LA MAISON DU CARniNAI. DE RICHELIEU
des appointements supérieurs, comme chez la reine Anne d'Autriche ^. François Citoys. le médecin du Cardinal, est resté surtout populaire par la composition de ses ordonnances destinées à son illustre et hypocondriaque malade, auxquelles il ajoutait toujours c un jieu de Bois- Robert - ». Après avoir fait ses études de médecine à Montpellier, où il obtint le baccalauréat le 2 janvier lo9o et le doctorat en 1596, il s'établissait à Poitiers, sa ville natale ; dès l'arrivée de Richelieu dans son évêché de Luçon, il faisait sa connaissance, appelé peut-être, au début auprès de lui pour le soigner des fièvres paludéennes con)munes dans ces marais du Bas-Poitou. On ne sait au juste à quelle époque il devint son médecin domestique, mais dès 1609, on le trouve attaché à la personne du futur Cardinal ■* ; toute la famille du médecin, du reste, avait accueilli Richelieu, notamment son frère, Antoine Citoys, avocat au présidial de Poitiers ^ ; ce dernier devra plus lard à cette amitié des premiers jours et aussi à l'influence de François, d'être nommé par le Cardinal lieutenant général en sa paierie de Richelieu : une situation bien modeste et qu'il avait sans doute acceptée comme un j)is-aller ; lorsqu'en 1633, en effet, Richelieu voulut y créer une ville régulièrement bâtie de maisons alignées, Antoine Citoys qui s'était engagé à faire bâtir l'une d'elles, dut y renoncer, « estant si pauvre, qu'il ne pouvait le faire sans se ruvner ^ ».
1. D' Chereau, Histoire de l'ancienne Faciillà île môdecinp. Bibl. rie bi villo de Paris, ms. 26169, t. II (Arch. Nat., KK. 203).
2. Tallemant. Ilisl., l. II, p. 187. — .Vbbé dOlivct, Ilisl. Je l'Acndàmie fran<;aise, Amsterdam, 1730, p. 6.