‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 194 sur 464 · Sourdis, Correspondance, t. 111, p · texte numérisé non relu

Sourdis, Correspondance, t. 111, p

2. On retrouve les mêmes gages pour ces trois personnages à l'État des gages du personnel de la marine pour 1637. AIT. étrang. Méni. et doc, France, Vol. 829, ir. 246-253.

3. Sourdis, Correspond ., t. III, p. 370. — Dans l'état ms. de 1637 cité ci-dessus Ogure en plus de Pierre Citoys, un Jean Citoys également appointé comme commissaire à 300 livres.

4. D'Avaux, Corresp. inéd . avec son père, Paris, 1887, p. 148.

5. Aff. étrang. Mém. et doc, France, Vol. 832, f. 141. — Estât des sommes que le Roy a ordonné estre payées par les trésoriers de l'épargne aux secrétaires et commis

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Après la mort du Cardinal, Citoys le médecin se retira à Poitiers, sa ville natale, mais son lils Pierre resta tixé à Paris, car en 1649, nous le retrouvons qualifié de « ci-devant commis des Ponts et chaussées )> dans le rùle de modération des taxes du Quartier Saint-Paul, dressé le ;$ février pour l'armement et la subsistance « des j^ens de f^uerre pour la défense de la \'ille de Paris ' " .

Le Cardinal avait conlîance en Citoys et j)our lui et pour les siens, car il le garda auprès de lui jusqu'à sa mort ; en cette année de 1039, le 16 mai, quelques jours avant son départ pour l'armée, il le dépêchait aux Caves auprès de sa petite nièce, la jeune M"'' de Brézé, atteinte d'une maladie dangereuse à laquelle elle succomba ■'.

Cela ne l'empêchait point île traiter <( son petit médecin ■' », comme il l'appelait, avec une condescendance familière quelque peu dédaigneuse non déguisée ; il y avait dans ce sentiment, la part de jalousie professionnelle du confrère, car Richelieu, ce grand curieux, tenait à se rendre compte du détail de tout ce qui le touchait à un degré quelconque, et il n'avait certainement pas fait d'exception pour un point aussi délicat et aussi personnel cjue sa santé. Ses prétentions en connaissances médicales n'étaient du reste pas dissimulées ; lorsqu'il donne d'aventure au roi (juelques détails sur ses indispositions, il lui parle des « petits remèdes par lesquels il s'endeffend, et à l'ordonnance desquels il a eu assez bonne part avec son petit médecin que S. M. sçait estre de Poitiers ^ ».

Bien que se plaisant k répéter l'adage favori du bon colonel Hebron : « Les remèdes sont des simères ^ », il aimait à donner autour de lui des conseils médicaux; durant une maladie de Louis XIII, il en décrivait à la reine les circonstances les plus intimes, ainsi que l'etl'et des remèdes administrés au royal malade ; Iors(ju'en juillet 1630, ce dernier est arrêté à Saint-.lean-de-Maurienne au milieu de son voyage par une grave atteinte, il en communique les phases à Saint-Germain, avec des détails de praticien •' ; il donne son avis sur le cours de la fièvre, sa durée probable ;

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1. Duljuisson-.Vubenay, yot/(vi.i/ (/es (/i/c/vps ciiilrx, Paris, 188;i,t. II, append. p. 330. — La taxe de Citoys était de îiOO livres pour rarineinenl et de ">0 livres par mois, ce qui le classe parmi les plus aisés des taxés.

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