Par ces mots, de Morgues visait certainement Le Maslc
6. Tres-humble, Ires-veritable el tres-imporiante Remonstrance au Roy, 1631, in-i" p. 106 et 107.
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profits et pertes de la ji^rande maison franvaise ' ". Sans discuter ici si elles étaient toujours très avouables, le dire de Mathieu de Moi'yues sur le rôle du valet de chambre du Cardinal à coté de Le Masle semble mériter beaucoup de créance ; ce que nous avons dit de Seneschal prouve une intellit^ence et une valeur peu ordinaires; d'autre part, Richelieu les reconnaissait elles utilisait, sans qu'il y ait à cet égard le moindre doute, puisqu'il faisait porter François Seneschal, le seul de ses valets de chambre, sur l'État de la marine de 1635, au titre de commissaire ordinaire avec des appointements de 300 livres - ; enfin, un dernier argument, plus décisif encore, celui-là, ressort de la guerre de plume à laquelle donnaient lieu les libelles de Mathieu de Morgues; le Cardinal, toujours si précis, si minutieux dans ses répliques, ne répondait rien à l'accusaiion du pamphlétaire, et ce silence significatif était trop anormal pour ne pas être signalé avec soin par son adversaire '.
Seneschal avait-il comme auxiliaire dans son entreprise, un de ses parents, peut-être un frère? C'est probable, et ce collaborateur ou associé doit être ce Jacques Seneschal qui ne fait point partie de la maison de Richelieu, mais qui est porté à l'Etat de la marine de 1633, comme commissaire d'artillerie aux appointements de 200 livres '.
Richelieu avait parfois recours aux connaissances techniques spéciales de son valet de chambre, et la Correspondance diplomatique donne un cas typique de cette sorte de collaboration modeste et ignorée, d'autant plus intéressante qu'elle touche à l'un des points qui ont été l'objet des préoccupations les plus vives du Cardinal.
La nuit du 2i août 1633. dans sa veillée habituelle, Richelieu étudie, dans le silence de sa chambre, le pion à déplacer le lendemain, sur l'échiquier de l'Europe où il joue la fortune de la France, et dont << la belle carte due à Bertius est toujours à la ruelle de son lict -■ d ; en face de lui,
1. V'^d'Avenel, Richelieu et la monarchie absolue, Paris, 189"i, t. II, p. 370.