Tallemant, flist., t. I, p
4. Vrais et bons advis de François fidèle, 1031, \n-i°, p. 30.
5. Nicolas Pasquier, Lettres, Paris, 1623, p. 321. — Jérôme de Bénévenl, Paraphrase sur les huit livres de la politique d'.iristote, Paris, 1621 :« De la musique et comment et pourquoi les jeunes gens la doivent apprendre », liv. VIII, chap. iv, p. i62. — Julien Davion, La philosophie de Socrate, 'Paris, 1660 : ■ La musique permise aux nobles et comment », p. 93,
mathématiques du P. Gautruclie ', qui roprosenle le maximum du bagage intellectuel répontlant à une éducation complète, les huit chapitres de la fin sont consacrés à la science musicale.
Lorsqu'à làge de neuf ans, Bassompierre est confié ainsi que son frère à un gouverneur, deux jeunes hommes Clinchamp et La Motte sont attachés à leurs personnes, ce le premier pour leur apprendre à bien escrire, l'autre à danser, jouer du luth et la musique • ». Nous en avons donné plus haut un autre exemple dans la maison du jeune duc d'Eni^hien.
En dehors de l'éducation et du goût natiuel de Richelieu pour cet art, c'est encore affaire de mœurs et démode. Sans parler des sérénades moins coûteuses et plus discrètes'', les fameux vingt-quatre violons jouent un rôle considérable dans la vie mondaine de Tépoque ; ils reviennent presque à chaque page dans la chronique galante du temps et les Historiettes de Tallemant ([ui en sont le miroir fidèle '. Pas de partie, pas de fête sans eux; c'est la plus fine galanterie qu'un maître de maison puisse faire à ses invités ou un seigneur amoureux à la dame qu'il courtise ; il n'en coûte, du reste, que 14 pistoles pour se les procurer aux Tuileries ■''.
Toute maison de qualité bien montée possède ses instruments ; celle de la duchesse de Guise comprend G musiciens ^ ; on en voit 7, dont 3 italiens, chez Colbert, l'archevcVfue de Rouen "; M. de Bouillon a une musique composée « d'un luth, un clavecin et une viole par un nommé Pradel, excellent joueur, s'il en fut jamais» ** ; Souscarrière, plus pratique, a des valets de chambre c|ui jouent du violon ^.
Il n'est même pas jusqu'aux galères du roi qui n'aient chacune leur musique, en plus des tambours et des trompettes qui font partie de l'équipage de tous les grands navires '" ; elle y est recrutée parmi les 250 forçats qui sont nécessaires pour faire mouvoir à force de bras cette lourde masse ;
1. Philnitophi^r nr mnihrmalicsr lotiiis rlarn, hrcriit et accurni:'. inslilulin... Mnthemalira, Cadomi, KiO").
2. Bassompierre, Mi'moires (Marquis de Chantcrac), Paris, 1870, l. I, p. iO. .3. Tallemant, IHsI., t. III, p. 360.