‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 245 sur 464 · Avenel, Lettres..., t. V, p. S · texte numérisé non relu

Avenel, Lettres..., t. V, p. S

2. Arthur Pougin, Supplément de la Biog. univ. des musiciens, Paris, 1878.

3. .\.bi-aham du Pradel, Le Hure commode des adres.'ies de Paris pour 1692, t. I. p. 214.

4. Nous devons citer encore le chevalier du Buisson et le capitaine du Buisson, tous deux auteurs de chansons et de bouquets à Chloris. (F. Lachèvre, Bibliographie des recueils collectifs de poésie de 1397 à 1700, Paris, 1903; t. II, p. 260; t. 111, p. 319 et 320.) Un chevalier du Buisson aurait écrit, d'après M. Wadington, les Mémoires de Hollande, et d'après le P. Lelong il serait la personnalité cachée sous le pseudonyme de Gatien des Courtilz. Or, quel que soit le degré de probabilité de cette dernière assertion, l'on ne peut qu'être frappé de la similitude de nom du musicien du Cardinal, et de l'auteur des Romans historiques ; d'autre part, l'exactitude de certains détails sur la vie intime de Richelieu dénote que ce milieu était familier au romancier. Simple coïncidence peut-être, mais qu'il nous a paru bon de signaler.

j. Tallemant, llist., L V, p. 02.

2o6 La Maison du cardinal de richelieU

Robert, le premier de ces trois musiciens inscrits au Compte, doit faire toutefois loljjet d'une réserve ; rabl)é Pierre Robert, qui devint maître de musicjue do la chapelle de Louis XIV et avec lequel on serait tenté de l'identifier, ne vint en effet à Paris qu'après son ordination en 1637 à Noyon où il avait fait ses études, et il y obtint au concours la place de sous-chantre à Saint-Germain T Auxerrois ; si ces détails que nous empruntons à la Biographie de Fetis sont bien exacts, ce que nous n'avons pu contrôler, ce personnage n'aurait rien de commun avec le musicien du Cardinal ; notons ici que dans le recueil des hymnes notés de Santeuil, cité plus haut comme renfermant un air de Hébert, trois d'entre eux sont signés par Robert.

Pour les deux autres, de Saint-Martin et de Cambefort, il ne peut y avoir de doute, car ainsi que le rapporte Oroux, ils exécutaient avec de Niert, au lit de mort de Louis Xlll, un cantique d'actions de grâce composé par ce dernier.

Le premier n'est mentionné ni dans la Biographie universelle de Fetis ni dans celle de M. Arthur Pougin, et nous ne savons de sa vie après la mort de Richelieu, que le détail rapporté plus haut; par contre, c'est le seul dont le nom apparaisse dans la correspondance. Un des parents de Saint- Martin étant mort, en laissant une prébende à Saint-Quentin et une charge de clerc de la chapelle du roi, le Cardinal demanda au roi ces bénéfices pour son musicien, en octobre 1G35 ' ; il n'y eut sans doute pas de réponse, car il revenait à la charge, le 28 mai 163G, par l'intermédiaire de Chavi-

Jean de Cambefort, le dernier de l'Etat, d'une famille de l'Auvergne ou de l'Agenais ■', fournit de tous la carrière la plus brillante : du service de Louis XIII, il passa à celui de son fils, épousa la fille d'Auger, surintendant de la musique et de la chambre du roi, en eut sept ou huit enfants de 16o2 à 16G1, et mourut le i mai de cette dernière année. Dans les derniers temps de sa vie, il avait été nommé surintendant de la musique de la chambre, maître ordinaire et compositeur de musique. 11 écrivit des divertissements et des cantates pour le service du roi et de la cour, et publia deux recueils de ses chansons qui furent édités par Ballard, le premier dédié au roi en 1651, le second dédié au Cardinal de Mazarin en 1655 4.

i. Avenel, Lettres, t. V, p. 943.

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