‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 258 sur 464 · SCOTI. — LA DUCHESSE DE SAVOIE · texte numérisé non relu

SCOTI. — LA DUCHESSE DE SAVOIE

Dans les maisons importantes comme celle du Cardinal, les fournitures de vivres comme de tout ce qui l'ail l'objet d'une consommation régulière, sont assurées par des « marchés de pourvoierie » passés en bonne et due forme par-devant notaire ; les minutiers de quekjues notaires parisiens en ont conservé un certain nombre, concernant entre autres les maisons du Cardinal de Richelieu, du duc de Nemours, du duc de Candalle, du Cardinal Mazarin '. Dans prescjue tous ces contrats, où tout est minutieusement réglé et prévu, les mêmes dispositions générales se retrouvent ; ils sont toujours passés pour une période d'une certaine durée, un an au moins, quelquefois trois ou quatre, suivant leur importance ; les plus volumineux sont ceux qui ont trait aux provisions de bouche, car ils sont accompagnés d'une longue série de prix qui en est la base. Celui du Prince de Condé, Henri de Bourbon, avec les frères Dub\-, de Paris'', signé à Nîmes pour une durée de trois ans, outre les grosses viandes, bœuf, mouton, chevreaux, oysons, ne comporte pas l'énumération de moins de trente-trois espèces de gibiers, vingt-deux espèces de poisson d'eau douce, trente-six variétés de poisson de mer, sans compter les poissons salés et les coquillages. La liste est aussi complète dans celui du maréchal Henri de Schomberg, passé avec Jacques Alexandre, marchand pourvoyeur à Paris ■' ; l'on y relève plus de deux cents noms de viandes

d. V'" de Groucliy, domptes de maison, etc. [Bullelin de la Société de Vllist. de Paris, Paris, 1892, p. 38).

2. Revue des Sociétés savantes, Paris, 1884, 1' sem., p. 495.

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