Tallemant, Ilisl., t. I, p
d'hôtel spécial, peut-être Chartier ou Picot, l'un des deux contrôleurs'.
Celle des officiers de la maison est présidée par Daicq, et il est superflu de dire que ce nest pas la moins bien soig'aée - ; il occupe le bout de table, avant à sa droite l'aumônier de la maison, labbé Didier probablement, l'écuyer vis-à-vis, puis les valets de chambre ^, et autres officiers de la maison, ceux qui composent « la famille », et dont l'état des gages donne les noms jusqu'aux officiers de cuisine exclusivement ; ces derniers mangent à la quatrième table ordinaire ainsi que la livrée, valets de pied et pages de la Petite Ecurie.
En 1639, la Grande Écurie est à part, détail que ne mentionne pas Aubery. Daicq a-t-il convaincu le Cardinal des difficultés et des soucis que représente avec ses complications l'entretien de cette jeunesse turbulente et exigeante ? La régularité de leurs études n'entraîne-t-elle pas plutôt, pour les heures des repas, une sujétion incompatible avecles nécessités de la maison ? Toujours est-il qu'il y a spécialement pour l'Académie deux tables rondes ; l'une est pour l'écuyer, le gouverneur et les maîtres, l'autre pour les pages, et leur service est assuré par les valets de pied de la Grande Ecurie qui dinent après eux ^.
Ces deux tables ont fait l'objet d'un marché avec Seneschal, qui est également l'entrepreneur de la nourriture de la cavalerie; l'administration de la maison est ainsi déchargée du lourd fardeau d'une des branches présentant le détail le plus complexe et aussi du contrôle le plus difficile, ce qui est encore une preuve en faveur du sens pratique du Cardinal ; les clauses principales de ce contrat nous sont données par l'étude que nous avons déjà citée.
« Le service des tables se compose les jours gras, pour le matin, de deux chapons bouillis, de deux queues de mouton, d'une pièce de bœuf de quatre livres, d'un plat de six langues de mouton, d'une épaule de mouton, d'une salade. Pour le soir, deux chapons rôtis, deux potages, une haute coste de mouton, un jarret de veau, un aloyau de quatre livres, un gigot de mouton, un autre plat de lapin, du veau rôti, une douzaine d'alouettes, une salade.
« Pour les jours maigres, deux bons potages, deux carpes d'un pied et deux doigts, l'une à l'étuvée, l'autre frite ; deux plats de huit œufs chacun ; un bon plat de morue ; deux omelettes de huit œufs chacune ; une salade.