‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 323 sur 464 · Charles Compan, Dict. de danse · texte numérisé non relu

Charles Compan, Dict. de danse

la grenée », ou le « passe-pieds de Metz ' », ouïe « branle du Poitou » une façon de Favier de faire sa cour au Cardinal, qui vient quelquefois surprendre les ébats cérémonieux de son Académie. D'autres fois, les jours d'hiver, lorsque la nuit plus rapide vient assombrir la salle avant la fin de la leçon, et à la grande joie des pages, le maître consent à faire danser le (> branle de la torche » où chacun fait à son tour le (■ guéridon », au milieu de la salle, avec le flambeau allumé à la main ■', distraction rare, car il faut des prodiges de diplomatie pour obtenir de Daicq les torches nécessaires, c[ui sont une dépense en deiiors de ses prévisions budgétaires et de son règlement.

L'étude des mathématiques qui sont classées en dernière ligne est strictement limitée à ce qui « regarde la pratique ' », c'est-à-dire l'art de la guerre; le code de Faret précise bien ce qu'il est nécessaire ;i " l'iionneste homme » d'en savoir :

Il Pourveu qu'il ait des mathématiques ce qui sert à un Capitaine; comme de fortifier régulièrement et de tirer des plans, d'adjouster, soustraire, multiplier et diviser pour se rendre facile l'exercice de former des bataillons ; qu'il ait apris la sphère supérieure et inférieure, et rendu son oreille capable de juger de la délicatesse des tons de musique, il est fort peu important qu'il ait pénétré dans les secrets de la géométrie, et dans les subtilités de l'algèbre, ny qu'il se soit laissé ravir dans les merveilles de l'astrologie et de la croma tique ^. »

\oi\ii qui répond bien aux idées du Cardinal et qui dispense Buon de songer un seul instant à aborder les problèmes de Zétetique de Viette que son ami de ^'auzelard vient de traduire en français avec des additions savantes de Poristique et d'Exegétique ''.

Son enseignement est pratique, et il n'y a de place que pour ce qui concerne les armes ; il commence ses leçons par l'Arithmétique militaire, qui a fait l'objet d'une recommandation toute spéciale de Richelieu ; c'est ce qui le retient le plus, car un officier a l'occasion de les appliquer fréquemment dans la confection des rôles destinés au paiement des troupes, la répartition des vivres et surtout dans la solution des problèmes soulevés par la i< manière de former toutes sortes de bataillons ». Pour cela,

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