‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 324 sur 464 · Faret, L'Honneste homme, Paris, 1030, p · texte numérisé non relu

Faret, L'Honneste homme, Paris, 1030, p

5. De Vauzelard, mathématicien, Les cim/ lirres îles Zeletir/iies fie Franruis Vielle mises en François, Paris, 1030.

Buon met à prolît les Mémoires d'Henrion ', le premier qui traite sommairement cette partie et où l'auteur a mis « tout ce qu'il a estimé estre utile et nécessaire k un •ai'entilhomme pour le métier de la j^uerre », mais il a en même temps recours au complément du savant traité de Suberville - et surtout au Manuel pratique de Du Praissac ■', composé par un homme de guerre, qui résout en cinq pages les cinq cas usuels, basés sur la règle constante que chaque soldat marchant en bataille occupe trois pieds en front et sept en fond ; des iigures où les soldats sont représentés par des points, y indiquent la solution de ces problèmes à cette jeunesse réfractaire aux subtilités du raisonnement. Voilà le livre de chevet de Buon, l'ouvrage qui représente pour les plus studieux de ses élèves le summum delà science ; et, il faut bien le reconnaître, c'est celui qui correspond le mieux aux nécessités de ce milieu dont nous avons dit, dans un autre chapitre, les préjugés contre tout ce qui n'a pas trait aux armes. C'est de ce livre qu'il s'inspire, après quelques leçons sur la sphère supérieure et inférieure pour la partie du cours réservée à la fabrique des forteresses: l'avantage et l'utilité des bastions, la disposition et les dimensions des épaules, des flancs, de la casemate, des courtines, des banquettes ; la comparaison de la fortification française avec celle de l'Espagne, de Venise et de la Hollande alors la plus réputée. Son champ d'enseignement est étendu, avec les nombreuses méthodes qui se disputent la suprématie, depuis celle de Tetti et d'Errard de Bar-le-Duc jusqu'à celle d'Antoine de Ville, en passant par les théories du comte de Pagan * ; d'aventure, s'il introduit un hors-d'œuvre dans son cours, avec l'une des « récréations malhéinafi(fues » de son ami Claude Mydorge ■'' alors en singulière vogue, il choisit celles qui ont trait à la géométrie militaire, mais sans s'égarer dans les démonstrations savantes de la géométrie d'Henrion, ce qui lui aliénerait toute l'Académie, où son titre est loin de lui valoir les sj'mpathies qu'y rencontrent ses deux collègues.

Les études abstraites sont, du reste, incompatibles avec le genre dévie tout extérieure, mouvementée et surabondamment active de cette jeunesse prévenue déjà contre elles par des idées ataviques qui prennent leur

1. llearion, Mémoires initlirmalK/iies rcciiritlia r;l dressez en faveur rie la noblesse française, Paris, 1613.

2. De Suborvillo, L'Henri/-mi>lre, etc. Paris, l.'iOS, p. 22:1.

.'i. Du Praissac, Les discours militaires, Paris, 102i>, p. 22:t. L'ouvrag-e avait eu 4 éditions antérieures.

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