‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 329 sur 464 · Guy Patin, Lettres ckoUies, Paris, 1002, t. I, p. :i · texte numérisé non relu

Guy Patin, Lettres ckoUies, Paris, 1002, t. I, p. :i

2. ('.hnrilable Remonalrnnce de C.nlon (^hreslicn, 1631, iii-l", p. 19. :j. l'oiilis, Mâinoires, édil. Micliaud, p. 020.

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énorme chou de soie ou entouré de dentelle d'or ' ; car la mode sévit inexorable sur cette partie de l'habillement, et les prodigalités fantastiques auxquelles elle donne lieu défrayent depuis longtemps la chronique et les pamphlets : en IGli). Madame de Puisieux, Charlotte d'Étampes, a dépensé en quatre mois cinq cents écus seulement k se chausser'-'. Mais pour les bottes, il n'en est plus de même ; elles font partie de la livrée et doivent être, par suite, d'un modèle uniforme ; aussi la maison les fournit-elle régulièrement aux pages, un exemple à citer au maréchal d'Estrées, grand joueur, dont la livrée va sans souliers, lorsque la fortune ne lui est pas favorable '. Au chapitre des Fournisseurs, nous verrons la dépense occasionnée de ce chef à la maison, de même qu'à celui des taxes, la nécessité de leur usage, imposée par l'état de la voirie ; constatons seulement ici, que, sur ce point, la fantaisie ne leur est pas permise, et qu'ils doivent se conformer au type adopté, bien que certainement Potteau, le cordonnier attitré, leur livre de par son niaiché des bottes (I comme on les porte », à la mode du jour ; celle-ci varie encore singulièrement ; tantôt c'est la boite en cuir de Russie % (jui lait fureur : tantôt, quelques années plus tanl, ce sont les grosses bottes dans lesquelles les jeunes gens de la cour s'abîment la moitié de la taille ' ; l'extravagance arrive même à en faire porter dont les genouillères sont à jour et doublées de satin ''j tandis que Ton cite comme un trait d avarice fameux les petites bottes de maroquin à pont-levis de M. de Blairancourt ^ . En 1039, Cinq-Mars tient la tète pour ces raflinements d'élégance ; au moment de sa faveur, le grand-écuyer en arrive même à n'avoir pas moins de 300 paires de bottes, ce dont le roi " bon mesnager " lui fait grief, et s'ouvre amèrement à Fabert, son capitaine aux gardes ''' ; ce détail explique la présence, dans sa maison, d'un cordonnier domestique, tellement indispensable qu il restera avec lui, dans sa prison, au noml>re restreint des serviteurs qu'on l'autorise à conserver '■'. La botte est plus qu'un prétexte de luxe et une occasion de raffinement dans le costume, poussés à tel point cependant que » d'Aumont fort galant est si curieux

1. Le salyrit/up de la court. [\ ariélés hisl. el litl., l. III, p. 2i>0 el 201.

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