Avenel, Lellre».... t. I, p. iu:i
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Tévèque de Luçon et en 1639, il acquitte avec le fils la dette de reconnaissance contractée vis-à-vis du père ; à sa sortie de page, il lui continue encore sa protection, car en I6il, de Belesbat est capitaine d'infantei'ie au Havre, place dont le Cardinal avait le gouvernement.
Le père de Belesbat est mort ;\ Saint-Germain-en-Laye en 1623, laissant six enfants :i sa veuve Glaire de Gessey, fille d'André de Gessey, grefiier au Parlement de Toulouse, encore vivante en 1039 ; l'aîné des (juatre fils. Henry, seigneur de Belesbat et comte de Beu a suivi la carrière du père; le 20 mai 1633. il est nommé conseiller au Parlement, avant de devenir comme lui maître des requêtes ; c'est « le Beau ténébreux » dont les aventures galantes, que nous a conservées Tallemant, défrayent les conversations '.
Le troisième enfant, Jean-Baptiste Hurault de l'Hospital. chevalier de Malte, a été tué deux ans auparavant, en 1637, au siège de Lendrecies, oii il se trouvait comme enseigne des Gardes françaises.
Mais cette famille, puissante par ses alliances et ses deux autres branches, les Chiverny et les Vibraye, est surtout connue de la société par la soeur cadette du page de Richelieu, l'aînée des deux filles. Celle-ci, la seule qui se soit mariée, est cette jolie, spirituelle et originale M'"" de Choisy né en 1604, et qui a épousé en 1028 Jean de Choisy. conseiller au Parlement, puis maître des requêtes comme son beau-frère, et successivement intendant en Champagne, Roussillon et Languedoc avant de devenir conseiller d'Etat ; ses fantaisies piquantes et ses espiègleries d'un sel gaulois emplissent de gaieté tous les cercles, avec ses hardiesses follement amusantes de page charmant « dont on trouve tout bon, et dont on n'a jamais médit », déclaration à retenir sous la plume du chroni([ueur friand de scandale'-.
Si le frère ressemble à la sœur, le Cardinal a eu la main heureuse, et l'Académie a ilù voir partir avec regret ce gai compagnon et joyeux bouteen-train.
De Bussy, qui vient ensuite, n'évoque pas de moins grands souvenirs par son nom patronymique, de Rabutin ', avec ceux de M""" de Chantai, M"'" de Séviifné, et aussi de son frère aîné Roger de Rabutin. comte de Bussy, aussi célèbre par son esprit et ses écrits que par ses titres de lieutenant général des armées du roi et mestre de camp général de la cavalerie légère de France.