‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 339 sur 464 · Aubory, Mémoires, t. 111. p · texte numérisé non relu

Aubory, Mémoires, t. 111. p

G. Souidis, tjorresji., 1. III, p. 400.

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après lo eciinbat d'Haguenau, le roi lui accordait '. sur sa demande, la ranvon de Mesteruic son prisonnier, c< rangon (jui vaut i.OOO éeus, et ([ui l'aidera à subvenir à ses affaires ■ ».

Après sa mort en 1636,1e Cardinal faisait conserver cette rançon à son neveu, alors pag-e dans sa maison '■, et promettait de » l'assister et d'en avoir soin comme s'il était son propre parent ^ ». Ce page est-il ce Ge"ro;'es Hepburn. fils du frère aine du colonel, en faveur duquel était rendu en mars 1636 un arrêt de justice contre un certain Berton. « facteur » à Paris, qui lui était redevable d'une somme de 20.000 livres représentant peut-être précisément cette rançon ■'? Aussi est-il probable que le jeune Hébron entrant en pao^e en 1639, cette même année, celui qui nous occupe, est un autre neveu du colonel, peut-être un frère de celui-ci, et que le Cardinal continue à témoigner sa sollicitude à cette famille. Elle était nombreuse, car un troisième neveu de sir John, sir James Hepburn, qui avait servi avec lui en Allemagne, lui succédait dans le commandement de son régiment où servait encore un Hepi)urn, Uobert, dont la fille Marguerite avait épousé en 1622 Claude d'Ennery, également originaire d'Ecosse ''.

Encore un neveu du colonel que ce » jeune et courageux » Hébron qui, dans cette même année de 1639, était lieutenant de la garde dans l'armée impériale sous le comte de Piccolomini ''.

Sir James Hepburn était tué en 1637. un an après son oncle, pendant la guerre d'Alsace ; le héros des aventures amoureuses que raconte Tallemant ne peut donc être que l'un des deux anciens pages du Cardinal ; celui qu'il met en scène courtisait la jeune veuve du comte Thomas d'Hadington qui depuis 1644 avait le tabouret chez la reine d'Angleterre à Saint- Germain^ ; les dates extrêmes entre lesquelles l'anecdote doit trouver sa place '•' prouvent bien qu'il s'agit probablement là de Georges Hepburn. l'aîné des pages de Richelieu ; celui qui entrait en page en 1639, est par suite sans doute, Jean Hepburn que l'on trouve, vingt-cinq ans après.

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