‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 338 sur 464 · ubery, ^fémoires, t. IV, \i. 2s:t et t. V, p · texte numérisé non relu

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360 I.A >rAlSON DU CARDINAL DE RICHELIEU

et qui est peut-être aussi son parrain, car il s'appelle Pierre comme lui. Une sœur de ce dernier, Antoinette de Broc, a épousé le 10 septembre 1622, Charles Testu, seigneur de Pierrehasse et de la Galaisière, et les dates concordent pour que ce soit leur fils qui figure au Compte. Contrairement à ce que nous avons vu pour les deux camarades précédents, Testu est désigné ici par son nom patronymique ; il deviendra plus tard commandant du château d'Angers, et sera maintenu dans sa noblesse par l'Ordonnance de KiliS.

Les autres pages sortis en 1639 portent des noms moins illustres ; ce sont : Bourbelière, Besancour, La Grise ' qui sera rempliicé à l'Académie par un page de même nom, son frère peut-être, que nous retrouvons en 1642 en garde au pied du lit dans lequel le Cardinal malade revoit en revenant de Lyon, les compliments des personnes de qualité ([ui lui viennent faire la cour après sa longue absence - ; il y a Gluy encore, sans doute le parent du Cluy commandant d'une compagnie de chevaulégers au siège d'Oléron en 1627, et dont il est souvent question dans la correspondance politique de Richelieu, à cette époque '.

Cette année-là, deux jeunes gens seulement ont pris la livrée, de Saintllilaire et Hébron.

Si jusqu'ici nous ne savons rien du premier, le nom du second, en revanche, n'est pas nouveau dans la maison et il n déyd figuré sur les étals (lu sieur de La Porte. En 163(), lors de la mort du colonel Hébron, frappé au siège de Saverne par une « balle qui avait sa commission '' », ^'un de ses neveux, appelé Hébron comme lui, était page du Cardinal •''. Le « bon colonel n commandait avec le titre de mestre de camp les Gardes Ecossaises, un régiment de 2.000 hommes que le roi entretenait pour son service ; il était particulièrement apprécié do Louis XIII et de son ])r('mier ministre, et connu, autant que pour sa bravoure, pour ses boutades d'une philosophie pittoresque restées légendaires à la cour ; Richelieu aimait à les citer, et à les appliquer dans ses lettres. Sir John Hepburn (son véritable nom) était souvent à court d'argent ; comme on l'a vu plus haut, le Cardinal l'avait inscrit d'oflice en 1633 sur l'Etat de la marine, et on le retrouve encore pour 1.000 livres sur celui de 1635 ij;

1. V. sur La Grise, lieutenant des ganles du corps, l'historiette de Sorvien (Tallcmant, t. III, p. 472).

2. Pontis, Mémoires, M. Micliaud, p. 028, 629. .3. Avenol, Lettres..., t. II, p. .'ifiS, 507, 02."}, 027.

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