‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 347 sur 464 · Ihid., p. :')2:i · texte numérisé non relu

Ihid., p. :')2:i

:i. Ilist. de In mi-n- ol du /ils. Amslcrdaiii, 1713, t. Il, [i. 200. — Relation de la mort ilu maresclial d'Ancre, édil. Micliuud, p. 100. — Card. de lîichelieu, Mémoires, Paris, 1909, l. 11, p. 193-19C.

Il gardera le souvenir inelfaçable de cette vision ; elle le suit ; il la revoit dans ses rêves ; elle agite son sommeil. C'est la seule description qui viendra sous sa plume, au milieu de son œuvre immense, oîi il n"v a de place que pour la dialectique ou pour le chiirre. La conspiration de Ghalais a ravivé le tableau dans sa mémoire : dans la création de sa Garde, il y a la question de faste, comme la dit le P. Grill'et, mais il y a aussi le souvenir du Pont-Neuf, et il a revu avec horreur les restes mutilés du maréchal d'Ancre, lorsque dans sa lettre de démission au roi, il a parlé de la « mort si peu honorable ' » à laquelle l'expose sa situation.

Gest l'une des pensées secrètes qui planera sur sa vie; et le commentaire ajouté par de Pontis à la négociation restée sans effet du P. Joseph, nous est d'autant plus précieux qu'il la fait ressortir, dans le choix que faisait le Gardinal d'un successeur au poste de Beauplan.

Jean de Lonlay, seigneur de Saint-Georges, le second capitaine des Gardes, n'était pas seulement, en effet, brave » de cette extraordinaire bravoure » que Richelieu recherchait - ; il en avait donné la preuve dans une circonstance toute particulière ; en 1617. alors que le maréchal d'Ancre, attaqué à l'improviste par de Vitry, avait été frappé à mort, de Saint-Georges a été le seul des trente gentilshommes accompagnant le favori, à mettre l'épée à la main; il ne s'est retiré que lorsqu'il a vu tous les autres abandonner le corps de leur maître, et ne songer qu'à se sauver ■'... De Saint-Georges dut quitter le service du Cardinal, peu de temps après la disgrâce de son ami '. le surintendant Servien, survenue en février 1036 '; le 18 janvier de cette année, en ell'et, il est signalé comme assidu auprès de Richelieu '', et au mois d'août suivant, nous le voyons en recevoir des instructions relatives à l'administration du gouvernement de Pont-de-l'Arche dont il venait d'être récemment pourvu; le Cardinal l'assurait à la lin de sa lettre, " qu'il sera toujours le meilleur de ses amis ' ». Si c'était une disgrâce, motivée par des froissements personnels

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