‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 353 sur 464 · Avenel, Lettres..., t. I, p. 440(23 mars · texte numérisé non relu

Avenel, Lettres..., t. I, p. 440(23 mars

i.A MAISON Mii.iTAini; 37o

lieutenant du rég;iment de Chappes depuis le siège dAmiens, était l'auteur d'un livre estimé, /.es princi/tcs d'art militaire, publié en 11522 ' ; en l()i2, l'un de ses fils, alors capitaine au réi^iment de Champac^ne, continuait la trailition de famille, en éci'ivant lui aussi un li\re dait militaire, Discours mililairc sur l'attaque tirs places, imprimé à Lvon comme l'ouvrajfe de son père: ne serait-ce point l'ancien maréchal des lo2;'is de la Garde lui-même? En IfiH, en eiTet, ce dernier n'était plus dans la maison du Cardinal, car son nom ne figure pas au testament de Richelieu. L'on peut même se demander si son départ n'était point dû à un motif d'un ordre tout spécial, car l'on retrouve un autre sieur de la Prugne mêlé au drame de Cinq-Mars. Celui-là, d'abord au comte de Soissons. l'ennemi de Richelieu -, avait passé ensuite au service de Cinq-Mars, le Grand Ecuver. et il fut 1 un de ses deux confidents, cpii essayèrent de le sauver, après son arrestation ; le complot fut déjoué et de Prugnes arrêté •' : nous ignorons le sort qui lui fut réservé, mais l'on ne peut s'empêcher de penser aux principes inflexibles du (^.ardinal sui- la solidarité absolue des membres d'une même famille, et à faire un rapprochement avec sa conduite antérieure dans une circonstance analos^ue, avec les Lan£:lovs ; il semble donc assez logique d'admettre que ce fut à ce moment que le maréchal des logis quitta la Compagnie des Gardes.

En 16il, les deux maréchaux des logis étaient Beaugencv et Esloublon \ d après le testament du Cardinal, oii ces noms sont portés au rang qui revient à ce poste.

Avec eux se clôt la liste des officiers de la Garde, les noms des bris-adiers nous étant inconnus; la Correspondance n'en note qu'un seul à ce grade, et encore pour 1638. I'(uitberf, (pie Richelieu nommait, en cette année, aide-major dans la citadelle du Ilavre, en récompense de ses longs services ■'.

Si la création de la Compagnie des Mousquetaires, postérieiu-e de sept

1 . Les principes de l'art mililnire. . . par J. de Billon, esciiier. .s'' de la Priif/nes, lietdenanl de M. de Cliappes, Lyon, Rigaud, 1622, Soubron, 1622; Rouen, Rcrllielin, 1622, 1633; Lyon, Candy, 1637.

2. Avenel, Leilres..., t. V, p. 18t i :i septembre 1633) ; p. i87 i21 juin 1636;.

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