‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 361 sur 464 · Montglat, Mémoires, .\msterdam, 1728, t. II, p · texte numérisé non relu

Montglat, Mémoires, .\msterdam, 1728, t. II, p

."). Ibid., 1. 1, p. 142. — " Le peuple de Paris s'emportaut contre le premier ministre, il eut pourtant le courage de se l'aire voir dans la Place de Grève, sans être suivi que de deux gentilshommes, de ses Pages, et de ses Valets de pied. » (Brienne, Mém., Amsterd., 1719, t. II, p. 110.;

6. .< En ce temps-là. il alla à Paris sans gardes ; mais il avoit du fer à l'espieuve dans les mantelets et dans les cuirs du devant et du derrière de son carrosse, et tousjours quelqu'un en la place des laquais. Il menoil tousjours le mareschal de La Force avec liiy, parce que le peuple l'aimoit. » (Tallemant, llisl., t. I, p. 398 et 399.)

7. Monmerqué, \ulice sur Tallemant des liéaux Hist.. t. VI. p. 429^.

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l'un des ennemis de lUchelieu : n Dans la consternation et le trouble où l'avait jeté la prise de Corbie, le Cardinal ne put s'empêcher de témoigner l'embarras où il estoil. . . en caressant fort M. de Saint-Ybalt qu il liaissoit plus qu'honnne au monde, il lo lit appeler dans le Conseil, lui demanda son avis en public et en particulier, le pria de souper avec lui, et enlin le rechercha de toutes les manières ; il m'a dit qu'il eut grande joie de le voir réduit à faire quelques actions indécentes à un grand lionimc etunnie lui ; mais elle fut bien motUrée le lendemain, car il trouva un autre homme ; il avait été par les rues de Paris presque seul, et ne lui parloit plus que de faire une armée capable, non seulement de chasser les ennemis, mais encore de con([uérir la Flandre. Il soutint bien cette fois la dignité du ministère, et il ne parut en lui rien que de lier et de grand. Je sais que vous voudriez bien (ju'il eût continué dans son premier étonneiiient et moi aussi ; mais je vous mande la vérité '. » Seul, l'accent de sincérité de cette lettre suffirait à prouver que la version donnée par Campion est la bonne, mais il y a encore une circonstance à l'appui. De Saint-Ybalt, dont il rapporte l'impression, formait précisément avec Montrésor et Varicarville le groupe des trois conjurés qui devaient se défaire à Amiens du Cardinal resté à un moment seul et sans défense par suite de l'éloignement de ses gardes, écartés suivant l'usage, à cause de la présence du roi, k l'issue du Conseil ; on sait qu'ils attendaient du duc d'Orléans ou du comte de Soissons un signal qui ne fut pas donné '-'.

Les rôles mensuels de 11539 n'accusent que des écarts insignifiants dans l'effectif de la Conqiagnie ; elle est toujours au conqjlet, avec son chiffre réglementaire de cent hommes y compris les officiers, que le Cardinal désire voir dans toutes les compagnies de 1 armée '. C'est 1 effectif normal des gardes les mieux montées, celle du duc d'Epernon, comme celle du jeune marquis de Brézé qui suit l'exemple de son oncle ^. Le Cardinal doit regretter de ne pouvoir imiter le premier qui exige des postulants pour sa garde les mêmes preuves de noblesse que doivent l'aire les cheva-

i. Alexaiiflre Campion, l.oltrex (18 août UVMX). {Mi'-in. il'IIenri de Campion, Paris, 1837, p. ;J09.)

2. .Vlexaiiilre Campion, Lf^tlivx Mi'ni. de Henri de Campion, Paris, 1837, p. 311). — Moiitiésor, Mî'nwires, Cologne, 1003, t. I, p. 87. — Montglat, Mémoires, Amsterdam, 1727, t. I, p. 165 et suiv.

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