‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 374 sur 464 · Ihid., p. 954 (21 novembre · texte numérisé non relu

Ihid., p. 954 (21 novembre

8. Ibicl., p. 976 (30 juin 1630). — Lors du siège de La Rochelle, fiichelieu

LA MAISON MILITAIRE 40l

Nous avons parlé de la recrudescence des dépenses occasionnée en 1639 par les armements extraordinaires ; cette situation avait son contrecoup naturel dans les difTicultés plus considérables ([ue soulevait le paiement des troupes ; elles sont peintes au vif, en cette année ([ui nous intéresse plus particulièrement, parle détail dune lettre adressée par le maréchal de Chàtillon à des Noyers : ses troupes se débandaient, et à part les trois compagnies delà Reine, de Monsieur et de Guiclie que l'on payait en secret d un demi-quartier, et qui s'en tenaient pour très favorisées, les autres brigades étaient réduites à vingt ou vingt-cinq hommes ; il lui fallait donner conijé à lenseio'ne et au maréchal des lo^ris de celle du duc de La Triniouille qui n'avaient ])lus que huit maîtres avec eux. «J'aimerais mieux donner trois batailles, ajoutait le maréchal, après ce récit lamentable, que me trouver à l'exercice d'une monstre, principalement quand on envoyé des fonds si courts, comme on fait à celle-ci '. »

La même armée, l'année suivante, n'était pas mieux partagée, malgré la présence de La Houdinière cpii y représentait le Cardinal; la plupart des soldats restaient quatre jours entiers sans manger de pain -'...

On voit par cette longue parenthèse ce que pouvait avoir de vrai la virulente apostrophe du pamphlétaire opposant la misère lamentable des troupes au confort insolent des Gardes du Cardinal avec leurs douze grasses payes mensuelles.

<• Les Capitaines et les Soldats sont au désespoir de se voir réduicts à l'aumosne, lorsque des gardes qui sont toujours à l'omlyrc d'une salle, reçoivent des bonnes monstres et bien réglées pour estre en faction le jour à la porte d'une chambre ■. »

Le Compte ne nous donne malheureusement pas le détail de ces

se niultipliail [lour i'é|iuii(Jie ;iux l)esoiiis d'argent ; il puisait dans sa caisse personnelle j^Aveuel, Letlres..., l. II, p. 306, 12 février 1627; p. 665 , 10 octobre 1627) et t. III, p. 33 (lo février 1628 ; et lorsqu'elle était vidée (ihid., t. II, p. 49u, 4 juillet 1027), il empruntait à quelque prix que ce fut ; il demandait à M. Coulon cinq mille pistoles en donnant ses bagues en gage (;/<«/., p. î)27, juillet 1627); à bout de ressources, et ayant tant emprunté qu'il ne savait plus que faire [ihid., p. jjr2, 17 juillel 1627), il allait jusqu'à recommander aux capitaines de marchander les monstres ((ii't/., p. 617, 21 septembre 1627).

II continua plus tard .'i venir en aide aux finances de l'Etat, et en 1636, notamment, il envoyait à d'Eraery cent mille livres qu'il avait <' empruntées de sa main » iii(</,, t. VIII, p. 301, 14 mail636).

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