‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 392 sur 464 · Du Bi-ufl, Antiquités de Paris · texte numérisé non relu

Du Bi-ufl, Antiquités de Paris

■'t. Felibicii, Hisl. de la Ville de Paris, t. \', p. :j7'.l.

:;. Aveiiel, Lettres..., t. VII, p. 131.

(). Savary, Diit. du cinnuierre : Châssis.

7. Hi'iié lie Lcspiiiasse, /-'•.< métiers cl les corjiur.itioiis de ht Ville de Paris, Paris, 181)7, t. m, p. 072 el 077.

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qu'il mettra un jour à exécution avec des Noyers, son dernier métier, après tant dautres, suivant le mot de Tallemant '.

Ces " parties » émanent des ordres de Richelieu ; presque tout cela est son œuvre propre, car <• son Ruel » est sa résidence favorite: s'il a fait reconstruire le chfiteau de Richelieu, s'il l'a orné de façon à soulever les récriminations des pamphlétaires ■'. c'est seulement à cause du nom, et pour rehausser le herceau de sa famille dont la grandeur lui tient plus à cœur que tout '• : il ne s'y mêle en réalité aucune idée personnelle. 11 en est de même de Ihotel de Paris, dont il a fait donation à la Couronne en 1636, un peu par force, d'après un conteur du temps, comme pour apaiser les susceptibilités ombrageuses du roi et calmer ses jalousies ; le Palais-Cardinal est la rançon de son luxe et la rançon de Ruel ; aussi dans son Testament, lègue-t-il sa maison et terre de Ruel, et tout le bien en fonds de « cette terre, et droits sur le roi qu'il y a et aura audit lieu lors de son décès » à sa nièce préférée. M"" d Wiguillon, avec retour à son décès à celui des enfants mâles de scn neveu du Pont de Courlay. qui sera l'héritier de sa fortune, de son nom et de ses armes.

A Ruel, Richelieu se sent plus chez lui; sa santé, du reste, exige le calme : " l'air de la campagne le soulage » \ et il a besoin de s'y reposer avant de se commettre aux tint;imarres de Paris où il souffre de l'odeur des boues, du liacas de la grande ville '. Puis, s'il se plaît à Ruel. c est aussi et surtout parce qu'il aime l'eau, les fleurs, les bois, les grands arbres, et qu'il se complaît à regarder la verdure ; s'il a la passion de la pierre '' et des œuvres de l'homme, il a encore plus celle des choses de la nature.

.\vant qu'il n'achète, en l63o, de l'abbaye de Saint-Denis, les vastes terrains qui formeront le parc de Ruel qu'il vient d'accroître en 1639 par de nouvelles acquisitions, le Cardinal a déjà manifesté ailleurs ses goûts; à Luçon, tout d'abord, dans son évèché dont il dépeint les

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