venel, Letlrps t. VI. |>. 24o
2. Virgile Josz, Fragonard, Paris, 1901. p. 30 et 60. .3. .\venel, Lettres..., t. VII, p. 86.
i. Ibid., t. VI, p. S.
426 I-A MAISON DU CARDINAI, Di: RICHELIEU
Avec lui, le coté prati([ue ne perd point ses droits pour cela comme pour le reste ; pour son jardin fruitier de Richelieu, il s'est assuré le concours du célèbre curé d'IIénonville, l'abbé Legendre ', le fameux spécialiste, qui vient lui-même faire exécuter et surveiller les plantations'-; il manifeste une satisfaction presque naïve à apprendre «le haussement de son pré et le baissement de son canal'' ».
liuel a des vip^'nobles renommés ' dont on constate déjà l'existence dans des documents écrits au xiu'' siècle •', et il n'a garde d'omettre d'en tirer parti comme il l'a déjà fait à Richelieu ^\ où son exemple a été suivi par les habitants de la ville, dans la Folie, un terrain inculte qui a donné » de tres-bon vin, pouvant disputer l'avantage avec le plus excellent bourguignon " ". En 1(J37, il a fait planter à Ruel du muscat de Frontignan**, le vin de lic|ueur du Languedoc, le plus parfait, celui (]ui intéresse le plus les étrangers, celui qui se conserve le mieux et le plus longtemps, qui a aussi cet avantage que la vieillesse accroît tous les ans sa qualité. Une autre raison a déterminé le choix du Cardinal; c'est celui de tous les vins qui se fait de la manière la plus simple ". Lomeras, le concierge du château, tient les comptes de cette partie de l'exploitation de la ferme ; c'est lui qui paye « les façons des vignes, et frais de vendanges » qui doivent entrer pour une large part dans le total de sa note de frais s'élevant pour l'année à IDcSS livres 19 sols, sans compter 27 livres de palissades. Suivant la coutume traditionnelle du pays'o, le Cardinal vend le
1. Le Geudre, La manière de cultiver les arhrcn fruitier», Paris, i6j2, 16l5ÎJ, 1684. Cet auteur est cité par do Marottes dans son dénombrement. Mém., .\msterdam, 1753, t. III, p. lO'.t.