Héroard, Journal de LouU Xlll, l. II, p. 8G
3. La. rencontre merveilleuse de Piedaigrelle avec maislre Guillaume, etc. [Variétés hisl.el liU.,t. III, p. 179).
4. Il y a 3 " porteurs » et 2 u pprtefai.\ » dans la maisuti de la duchesse de Guise et
Si dans les résidences fixes de Paris et de Ruel, la maison du Cardinal est bien réiflée. elle ne l'est pas moins en vovai^e, malgré les complications entraînées par une suite et un é(juipage comme le sien ; « sa court est aussi grosse que celle du roi ", avec ce train de 180 personnes que nous avons vu à la Bouche, sans compter la maison militaire. Les 16 mulets, le fouri^on de la cuisine et de loflice, et les G charrettes à 4 chevaux qui portent le bagage, passent toujours devant, suivant l'usage ' , avec les officiers, Daicq à leur tète, et deux valets de chambre, afin de préparer le logis et le couvert pour l'arrivée de Son Eminence à la fin d'étape ; Séneschal les a jirécédés pour assurer le fourrage et la retirée à la cavalerie dont il a la charge et qui doit fournir la traite du lendemain ; tout le détail, suivant la règle de la nlaison, est trop rigoureusement prévu pour quil en soit autrement. Lk encore, les qualités d administrateur de Richelieu contrastent avec la négligence qui est de tradition dans la maison royale et qui en compromet singulièrement la dignité; les notes d'Héroard au cours des voyages de Louis Xlll en disent long sur l'incurie de sa Chambre ; tantôt les coffres de la vaisselle n arrivent pas à point, ce qui oblige le roi à se passer des objets de toilette de première nécessité - ; tantôt, ce sont les draps qui manquent, et Louis XIII en est réduit à prendre ses couvre-draps, en faire coudre 8 ensemble, faisant mettre pour couverture une courte-pointe de taffetas en double, et le tapis de velours de sa table par-dessus ■* ; un autre soir, dans son voyage en Languedoc, faute du lit qui est en retard, il se jette tout vêtu sur une paillasse qu'on lui improvise de paille fraîche *...
Le comte et la comtesse du Maure faisaient mieux ; il est vrai que c'était pour tout chez eux tout le contraire des autres; leurs gens les suivaient en voyage à quatre grandes lieues en deçà, ce qui les faisait dîner quand ou goûte ailleurs, et attendre pour souper jusqu'à l'aurore '.
Le « maréchal des logis », un homme de confiance, et parfois, c'est des Noyers lui-même, le secrétaire d'Etat, » l'un des plus fidèles serviteurs de Richelieu '), qui s'acquitte de quelque détail de ces fonctions'', est allé devant, précédant les officiers et leur convoi pour choisir les logements,
(le Joyeuse, princesse de Joinviffe (Léon Brièle, Doc, pour servir à l'hisl. de l'Hotel- Dieu de Paris, Paris, 1887, t. IV, p. 177).