Avenel, Lellres..., t. VII, p. loO
LES VOYAGKS 459
Les voyages occasionnent un surcroît de travail important au personnel de la maison, et surtout à celui de la Petite Ecurie, qui a la charge des carrosses, chariots, fourgons et véhicules de toutes sortes, ainsi ([uc de la cavalerie ordinaire, de trait, de bat et de selle, chevaux et mulets : comme de plus, il n'est point nourri, il a, de ce chef, à supporter une augmentation considérable de dépense ; de là, cette allocation supplémentaire de 3 sols par journée de voyage, accordée aux cochers, palefreniers et autres ; mais cette sorte de gratification, une véritable prime proportionnelle, n'est payée qu"au terme du voyage, k la rentrée à Ruel, et comme toujours, à la fin du mois, suivant l'usage de la maison, ^'oilà encore un trait de l'équité de Richelieu, et de sa sollicitude pour les siens, aussi bien qu'un nouvel exemple de ses idées pratiques de sage prévoyance k ajouter k celui que nous avons déjk rencontré et qui montre encore une fois l'administrateur avisé dans le grand politique.