rrêt du Grand Conseil du 22 septembre
4. Ph. Mantelligr, Hisl. de la communauté..., t. I. p. 63. :-;. Ibid., p. 68.
6. Lebe Gij^un, Cosnier et les ori</ines du canal de Briare ^Annales des Ponts et chaussées, Paris, 1889, p. 344 et suiv.).
survenue eu I62tt, et des dil'licultés matérielles en ont suspendu l'exécution. C'est seulement l'année précédente que Guillaume Boutheroue et Jacques Guvon ont repris le projet avec une nouvelle société fondée le 17 juillet 1638 et approuvée par lettres patentes de septembre de la même année.
Richelieu a vu en jKissant les premiers travaux ; il s'intéresse à plusieurs litres il celte u'uvre à laquelle se rattache d'abord pour lui un souvenir personnel ; le P. Joseph, en effet, n"a-t-il pas été le protecteur des fondateurs, et n'est-ce pas en partie à son intervention puissante qu'ils ont dû d'obtenir les articles de leur concession? N'est-ce pas, en oulre. pour le Carilinal un des seuls moyens de locomotion qu il sente lui èlre désormais possible, avec son infirmité et son état de santé ? Aussi, s"enquiert-il de l'avancement du canal, et l'année suivante, k pareille époque, il n'omettra point de l'aire agir des Noyers qui a la charge des ouvrages publics, auprès du maréchal de Châtillon ; le canal traverse, en effet, en partie certains héritages de ce dernier, et des conflits dus k ses prétentions, et aussi peut-être à l'intransigeance ou au manque de fonds des concessionnaires, retardent les travaux. Richelieu interviendra lui-même personnellement auprès du maréchal, en mettant dans la balance son désir que le canal soit achevé au mois d'octobre, ainsi que les entrepreneurs le lui ont promis '.
Les pressentiments de Richelieu, une fois de plus, ne 1 ont point trompé; trois ans plus tard, en octobre 16i2, en revenant de Lyon, après son vovage à Narbonne, ([ui sera le dernier, il empruntera le nouveau canal depuis Briare jusqu'aux envu'ons de Fontainebleau '-.
Les imjirévus inévitables de ces déplacements ne nuisent pas k la bonne administration de la maison du Cardinal ; un seul détail le prouverait, la régularité des paiements. Alors que le (Cardinal est k Amiens, soit qu'Euzenal ait manqué des fonds nécessaires à la dépense ordinaire du mois, soit qu'un besoin imprévu ait surgi, Fleurton un banquier de cette ville lui a avancé une somme de 15.000 livres qui lui ont été remboursées k Paris, par Le Masle, sans doute, avec un change de 117 livres 10 sols correspondant k un taux bien modéré, un peu inférieur k 1 % (0,783 environ). Au cours de ce même voyage, à la fin de juillet, nous voyons l'argentier elTectuer lui-même le voyage de Mouzon à Paris « pour les affaires de Monseigneur », une indication qui cache probablement un motif analogue, et rejoindre la maison k Saint-Dizier le 19 août.