‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 439 sur 464 · ILid., t. V, p · texte numérisé non relu

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i80 LA MAISU.N 1)1 CAUDINAL DE RICHELIEU

a])pelora plus tard les « principaux commandemens de Mazarin ' » et que la reine Anne dAutriche, devenue réi^ente. donnera un jour, à la Beauvais, sa première femme de chambre, les prenant naïvement pour une ferme des champs - !

Ces partisans fameux étaient les dépositaires des fonds de nombreux personnages de la Cour, notamment de Mallet, un des secrétaires du roi '. Leur crédit était considérable; Sauvage estimait leur fortune à plus de cent mille livres sterlings, près de dix-huit millions de notre monnaie, en remettant une lettre de crédit en blanc sur eux, à Cherbury, se rendant à son nouveau poste d'ambassadeur d'Angleterre en Franco, qui s'en étonnait '*.

Depuis de longues années, Richelieu était en relation avec eux, et avait recours k leur caisse, non seulement pour ses afl'aires personnelles, mais pour celles de l'Ktat; en 1G27, il faisait rembourser à Rambouillet une somme de 20.000 livres que Guron lui avait empruntée pour faire face aux premiers frais d'armement et de ravitaillement de l'ile d'Oléron^ ; le nom de Tallemant se lit encore à la dernière ligne de l'Etat statistique delà marinede 163o, comme dépositaire des deniers de la gestionde Picart, l'ancien trésorier général de la marine''. Jusqu'à la moit du Cardinal, ils restaient ses banquiers, car c'est encore chez Tallemant (pie se trouvait déposée en 1640 une somme de 1417 livres provenant de la confiscation de quelques vins pendant le siège de la Rochelle, somme revenant au Cardinal et que Sourdis lui adressait par de Loynes''.

Le Compte est strictement limité à la maison, au point (jue les dépenses concernant un seul personnage, pour des objets divers, sont ventilées soigneusement, de façon à en permettre la répartition rigoureuse ; en voilà, pour finir ce chapitre, un exemple typique. Pierre Parque c< notaire au Châtelet de Paris », figure, en effet, à la « Despence de dilferente nature » comme ayant reçu une somme de 609 livres 14 sols « pour tous les marchés et contracts, quittances et autres actes qu'il a expédié durant

1. Catéchisme des courlisanx {V!iritH('s hisl. et lilt., Paris, i8oG, t. V, p. 83).

2. A. Feillel, La misère au temps de la Fronde, Paris, 1808, p. 79.

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