‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 50 sur 464 · Avenel, Lettres..., t. VI, p · texte numérisé non relu

Avenel, Lettres..., t. VI, p

6. Flesponse à la tres-luimhie, etc. Ilemunslriiiire au lioij, 1032, p. 389. [Recueil de diveraex jnèces pour servir .'i l'histoire, 1039.)

GÉNÉnALlTÉS G3

lait sul)ir chez lui, il avait fait appeler tous ceux de sa maison, et leur avoit dit qu'il souhaiteroit pour beaucoup être assuré d'avoir parmi eux une personne aussi fidelle que moi '. >>

Dans la demande ({ue le Cardinal, à la lin tle sa vie, fit à Louis XIII du renvoi de ses capitaines des g-ardes les plus dévoués, il y avait aussi de ce sentiment, joint à dautres causes plus complexes que nous verrons au chapitre de la Maison militaire.

L'on connaît les noms de quelc|ues domestiques que le Cardinal a abandonnés ou rejetés ; ils sont peu nombreux, à comparer les états que nous avons signalés, et fort probablement, il n'en est pas d'autres, étant donné le haut prix attaché à sa faveur, ou à sa livrée, comme aussi à la fois la curiosité passionnée que provoquaient les moindres gestes d'un homme tel que lui, et la notoriété dont jouissaient par contre-coup les plus infimes de ses serviteurs. Ces rares disgrâces, du reste, étaient méritées; celle de Saint-Georges, l'ancien capitaine de ses gardes, était due à une grivèlerie accompagnée d'une raillerie outrageante, celle de Godin, son lecteur, à un mouvement de curiosité indiscrète. Martin, son secrétaire, était renvoyé à cause de ses mœurs débauchées ; quant à celle de l'infortuné Langloys, son homme d'alfaires, nous l'avons expliquée plus haut ; elle n'avait sans doute d'autre cause qu'une question de principe, sa parenté avec l'écrivain Fancan, son frère, v'ictinie lui-même seulement de la raison d'Etat.

Le Cardinal sait reconnaître les services de ses domestiques; hàtonsnous de dire que ce n'est pas par des gages exagérés. A ce point de vue, le Compte présente un haut intérêt par la contribution qu'il apporte à l'histoire économique de l'époque, si pauvre en documents d'ensemble complets comme lui. Aussi les termes de comparaison sont-ils rares ; la maison royale ne peut en servir, car sous ce rapport, elle est hors pair ; pour n'en donner qu'un seul exemple, Citoys, le médecin de Richelieu, est inscrit aux gages pour 900 livres, alors que sa charge de médecin du roi lui en vaut cette même année 2000 ; si Depois, le médecin du commun et de l'Académie, est payé à raison de 300 livres par an, comme Vaultier, à ses débuts, dans la même situation, chez la reine-mère, c'est par suite d'une cause toute spéciale qui explique cette anomalie apparente et que nous ferons connaître plus loin.

Le tableau des gages donné par Aiidiger • ne peut pas plus être pris

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