Teslament politique, cliap. viii, scct. VII, p
i. Eustaclie du Refuge, Le nouveau traité de la Cour, Paris, 100 1, II' paît., chap. xm, p. 247 : .. Considérations sur les domestiques du Prince et comment on s'en peut aider utilement. »
3. « Tous les officiers du duc de Verneuil, évèque de Metz, fils naturel de Henri IV, excepté les deux aumôniers, possédaient des bénéfices. Son suisse même en avait deux, et son écuyer de cuisine, un. » Amelot de la Iloussaye, Mém. La Haye, 1737,
t. n,p. loo.
4. Tres-huinLle, Ires-veritable et tres-iinporlanle Remonstrance au lioy, 1031, in-4'', p. 107.
5. Response à la Ires-humble, etc., 1632, p. 639. ^Recueillie diverses pièces pour servir à l'histoire, 1039.)
La Maison du Caiidi.nal ue lticiii:i,iEL'. â
0(1 I \ MAISON nr CAlUiINAl. liK RICHELIEU
quester : il y a dos vaK'ls de oliambre qui ont plus de 1(1.000 livres de rente ' ! »
Cette accusation si précise et sans tl()u(e gênante ne rencontrait aucune dénégation, mais en revanche, le Cardinal, blessé cette fois dans son amour-propre et dans l'honneur de sa maison, laissait éclater son indignation, lorsqu'on lui reprochait d'avoir laissé mourir dans la misère un de ses anciens domestiques, disgracié et chassé de chez lui ' ; il s'agissait de Martin, l'un de ses secrétaires, au début de sa vie politique. Richelieu dévoilait alors le véritable motif île ce renvoi, des débauches obstinées malgré ses admonestations, débauches provoquant une maladie mortelle, et il répliquait par un chilFrc précisant l'aisance relative de son ancien secrétaire, 1.200 livres de rentes en bénéfices qu'il lui avait données''.
Ce n'est pas seulement dans sa maison que le Cardinal emploie ses gens ; il utilise autour de lui pour les nécessités de sa politique, les énergies dévouées qu'il a pu apprécier ; sa « famille » est comme un réservoir de forces vives où il puise à l'occasion pour l'extérieur, chaque fois qu'il a besoin d'un homme sûr. Là encore, son principe est toujours le même de s'identifier avec l'Etat ; de même que souvent il confond ses intérêts personnels avec ceux de la France, ses gens à lui sont, lorsqu'il le faut, autant de fonctionnaires à ses ordres. Nous verrons successivement les emplois temporaires qu'il a confiés à nombre des siens : le service du ravitaillement des armées, munitions et vivres, l'objet de ses plus grandes préoccupations, remis aux mains de ses différents maîtres de chambres, Institués de par lui, à tour de rôle, généraux grands munitionnaires, les missions d'inspection et de surveillance des maréchaux et des armées, de transport et de répartition de fonds, d'exécution de travaux, donnés aux officiers de sa garde, les missions diplomatiques à ses écuyers et gentilshommes servants : mais ce sont là des cas isolés, bien que très nombreux, et n'ayant entre eux d'autre lien que l'idée qui en est la source; il en est un autre autrement typique, parce (ju'à lui seul, il comprend toute une série de faits concomitants qui constituent une véritable synthèse.
Les États statistiques de la marine de France pour 1633 présentent un tableau complet des <i gages et appointements des officiers ordinaires entretenus en la marine'' » ; or, l'on y trouve, disséminés dans tous les
1. Ueparlie à lu renjxtnsp à la Ires-liinnhte, etc., Uiifi, in-i", p. (17.
2. Tres-hunthle, Irex-vfriluhlc, etc., 1631 , iii-i", p. 4.i.
3. lieupome à la Ircs-hunihle, e(c., 1032, p. o89. [Recueil de diverses pièces, etc. 1639.)