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services, des domestiques du Cardinal, ot de tous les ordres ; bien plus, chacun deux y figure avec un emploi proportionné à ses fonctions dans la maison personnelle de Richelieu, et par suite k ses capacités, et aussi sans doute à la conliance dont il jouit auprès du maître, ce cpii fournit en même temps, à un autre point de vue, des indications précieuses.
Tous les secrétaires y sont portés, et, comme il est log-iquc, dans les premiers postes : dlnfreville, le commissaire général de la marine, grand inspecteur général des ports et côtes de FVance, est encadré par Charpentier ', l'homme de confiance du Cardinal, et par Ceberet - ; à côté de Lecomte, le trésorier général de la marine du ponant, se trouve de Loynes •', comme commissaire oi donateur ; parmi les commissaires ordinaires, Nicolas Sejournan '*, son homme d'affaires, et François SeneschaP, l'un de ses valets de chambre, le seul d'entre eux, un personnage curieux à plus d'un titre, qui reviendra plus loin ; entre les commis expéditionnaires, Chéré '', un autre secrétaire, ainsi que Picot ^, l'argentier ou le premier contrôleur de la maison ; dans la liste des commissaires de l'artillerie, Jacques Seneschal ^, un frère de François, sans doute ; il avoisine René de Lagarde ^, un parent certainement de Jacques de Lagarde, le sommelier. Si l'on passe aux emplois plus modestes, sur les trois écrivains de la marine, deux d'entre eux ne sont autres que René Bruneau '" et François Letellier de la Voulte ", les deux autres chefs d'office de la maison ; l'identité de ces personnages ne peut faire aucun doute, car le scribe qui a copié l'état a fait un titre seigneurial du sobrii[uet de ce dernier, c( François Le Tellier dict La Voulte », ainsi dénommé au Compte. Ces états ont été vus et arrêtés par Richelieu lui-même'- ; cette répartition savante de l'élite do ses domestiques dans les bureaux de la marine est donc son œuvre, et la cause en est raisonnée comme pour tous ses actes.
Les emplois que nous venons d'énumérer sont-ils fictifs ? Richelieu