Avonol, Letlivti...,t. IV, [). 7i2, noie
3. Remaniiions, en passant, (juc dans la correspondance imprimée, Kiclu'Iieu ne parle jamais do l'abbé de Beauveau, comme « étant à lui », la formule traditionnelle et invariable; ((ui lui sert à dési{,'ner ceux de sa maison ; de même, lorsqu'il demandait au pape le gratis des bulles de l'évêché de Nantes pour son collaboriileur, il n'invofjuait i)as son litre de caméricr, ce lien l'amilial si puissant dans la discipline ecclésiasli(|ue ; il faisait valoir seulement les services que » .sous moy, dil-il, il a rendus au roy, à la Rochelle, en Languedoc et autres lieux » (Avencl, Lettres..., t. IV, p. 994), ainsi que la vive alTeclion (|u'il lui porte. [Ihid., t. V, p. 918.)
+. Avenel. Lettres..., t. V, p. 9H.
ii. Notice hist. et t/énéal. rie la maison de Broc, Le .Mans, 187'J. — Abbé Ambroise Ledru, Iliat. île la maison de Broc, Mamcrs, 1898. 6. Avenel, Lettres..., t. F, p. .340.
i.i; MAiiiU'; i)i; ciiamiiuio i;r i.ii com-esseir 81
plus tard dame dhonnour de la reine-miîre auprès de laquelle se trouve cj^aleiiient depuis I(i2") comine tlaine datours. M""' de Gombalet, la nièce du Cardinal ' ; le second, Michel, est, en lOiJI, capitaine d'une compagnie entretenue de l'un des bastions de la Rochelle, la citadelle d'OK'ron ~, qu'il commandera ensuite, avant de devenir premier cornette des chevau-légers de son Eminence ; le plus jeune, François, chevalier de Malte depuis 1614, ligure dans le Compte où nous le retrouverons plus loin.
Des trois lilles, lune d'elles, Jeanne de Broc, fille d'honneur de la reine Anne d'Autriche, a épousé en I62'i- Andjroise d'Escoutais, dont la mère, Antoinette de la Houdinière, porte le nom du capitaine des gardes de Richelieu; le (ils de la seconde. Antoinette, un neveu par conséquent de Pierre de Broc, Pierre Testu, est nourri page chez le Cardinal en
Pierre de Broc était entré dans les ordres sous le nom d'abbé de Cinq- Mars ; ce fief de sa maison avait été vendu en 1620 par son père, Jacques de Broc, au marquis d'Effiat, Antoine Coifiier de Ruzé, un ami du Cardinal, surintendant des finances depuis 1()2() jusqu'à sa mort survenue en juillet 1032 ; et c'est précisément ce même nom que prend le fils de ce dernier, le jeune d'Eftîat, qui sera connu et deviendra célèbre sous le nom de marquis de Cinq-Mars .
Cette homonymie est d'autant plus frappante, que la faveur des deux personnages croît parallèlement, celle de l'abbé auprès de Richelieu, comme celle du jeune marquis auprès du roi, et pour aboutir à la même fonction ; le 27 mars 1038, en effet, le favori est nommé grand maître de la garde-robe du roi, avant de devenir grand écuj'er, au mois d'octobre 1039 -K Un détail augmente encore lintérêt de cette coïncidence : en réalité, avant d'avoir la surintendance, le marquis d'Effiat a été l'intendant effectif personnelde Richelieu % sans être porté à l'état de sa maison, les mêmes fonctions (jui seront occupées plus tard par l'abbé de Cin(j- Mars et dans les mêmes conditions.
Jusqu'à son élévation à l'évèché d'Auxerre, le maître de chambre est toujours désigné par son titre d'abbé ; il est orthographié tantôt Saint-
1. C" de Bonneau-Avenaut, La tliichesse d'Ait/uillon, Pai-is, 1882.