‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 80 sur 464 · IbUL, t. II, p · texte numérisé non relu

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tés compromettantes, ou que son caractère bizarre s'accommodait mal avec le prostiii^e et la clii^nilé de la pourpre ? Sa franchise brutale désagréablement mise en relief par les pamphlets ' lui déplut-elle? Toujours est-il qu'en iti-^"), il avait pour confesseur l'abbé Pierre Desolaux ou d'Esclaux, chanoine de Bordeaux qu'il envoyait à cette époque, pour l'assister, auprès de sa sœur mourante - ; en 1(537, il lui donnait ce titre dans une lettre écrite à M. Duval, le docteur de Sorbonne ■* ; en 1638, il le recommandait à M. le Prince à roccasion d'un voyag-e que le chanoine allait faire en Guyenne pour ses affaires personnelles ''. Pierre d'Esclaux, qui avait reçu du Cardinal le prieuré de Sainte-Gemme situé dans son gouvernement de Brouage, mourut à Paris le 7 octobre de cette dernière année ■'. Son frère, Jacob d'Esclaux, dut à ses talents et à l'atïection de Richelieu pour son confesseur, d'être nommé à l'évêché de Dax le 2o avril 1639 '' ; il fut sacré à Paris, la même année, dans l'église de Saint-Lazare par Richard Smitii, l'évèque de Ghalcédoinc, un ami et pensionné du Cardinal, que nous retrouverons prochainement.

Ses fonctions faisaient du confesseur de Richelieu un personnage considérable à la Cour ; lorsqu'il s'agit de remplacer le P. Gourdon écossais, comme confesseur du roi, à cause de son grand âge, il proposa trois candidats, dont le troisième, le P. Caussin « fort bon homme » fut agréé de préférence aux deux autres, le P. de La Salle, supérieur de la maison de Saint-Louis, et le P. Binet qui furent jugés « trop raffinés », certainement sous l'inspiration du Cardinal ".

D'Esclaux fut remplacé par Jacques Lescot, natif de Saint-Quentin, chanoine de l'Eglise de Paris, abbé de Toussaint de Chàlons-sur-Marne et de Notre-Dame des Chapelles, homme d'un rare mérite et d'une érudition profonde qui avait enseigné pendant plusieurs années la théologie dans les écoles de Sorbonne dont il était docteur.

C'est k ce dernier titre qu'étaient dues ses premières relations avec son futur pénitent; Richelieu av.iit eu déjà, à plusieurs rejjrises, recours à lui pour des consultations théoiogiques ; vers la fin de 1()29, il lui demandait ainsi qu'à son confrère, le docteur Du Val, professeur en théologie

i. Cnlolicon fr:mr:ùs. Pif-ces riirieusi's, etc., Anvers, lGi-4, l. tl, 'i'' vol., p. Ci- et suiv.

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