‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 81 sur 464 · I.E M\ÎTRK DE CIIAMHRK KT LE CONFESSEUR · texte numérisé non relu

I.E M\ÎTRK DE CIIAMHRK KT LE CONFESSEUR

comme lui, un avis sur la rriornu' du |;raiul couvent des Augustins ' ; en IG3(>, il lui écrivait pour « scavoir si les roxs peuvent autoriser en certains cas les duels privés », sous certaines réserves et conditions d'arbitrage, « pour éviter la multitude ([ui se fait tous les jours - » ; en 1G38, il lui demandait son opinion sur le livie du P. Segiu^not de lOratoire •'. En juillet de la même année, il le proposait au roi pour un bénéfice vacant \ et le mois suivant, il le faisait consulter par le F. Josei)h et de Chavijj^ny sur un cas de conscience bizarre, afin de calmer les scrupules religieux <lu roi •>.

Pour ([uel motif le Cardinal voulut-il en 1639, avoir son confesseur auprès de lui ? Se sentait-il plus malade, ou désirait-il l'avoir sous la main pour des consultations plus fréquentes ? (Juel (ju'il soit, l'on aménageait cette année pour Lescot une chambre dans l'hôtel de Richelieu : le chapitre de la « Dépense faite pour les meubles ordinaires de la maison de S. E. » nous donne dans un article le coût de ceux qui ont été achetés à cette intention, iOT livres 10 sols; Desbournais, le premier valet de chambre du Cardinal, chargé de cet achat, en faisait l'avance.

Lescot fut nommé àlévêché de Chartres le 13 décembre ItJi-l ; il obtint ses bulles le 22 juillet IGi3 et prit le 13 novembre suivant possession de son siège; il v mourut le 22 août 1636, âgé de 61 ans 3 mois et 3 jours '■.

Il accompagnait Richelieu dans ses voyages et sa signature figure parmi celles des témoins de son testament fait à Narbonne. Dans la dernière maladie du Cardinal, il reçut sa dernière confession le lundi premier décembre 1642, dit la messe pour son illustre pénitent, le lendemain dans la nuit, lui donna le Saint Viatique sur sa demande, et l'assista de ses prières à l'agonie ".

Il suffit de lire le récit des derniers moments de Richelieu pour reconnaître la sincérité parfaite de ses convictions religieuses ; en plus de la croyance qu'en avaient tous ses contemporains, même ses ennemis les plus acharnés, elle serait prouvée seulement, sans parler de toute son son œuvre *, par l'anecdote étrange, d'après laquelle, dans sa crainte

I. AveiH'l, I.pllri-s..., l. III, \k 'M\. i. llnil . t. V, p. \X\.

i. IhuL, t. VI, p. 41.

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