‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 111 sur 184 · S 5513, le Livre vert · texte numérisé non relu

S 5513, le Livre vert

il y faut ajouter cinq qui étaient doubles, ayant été formées par la réunion de deux maisons de Tun et Fautre ordre ^

Bientôt même, ce nombre fut diminué de moitié, et il ne demeura plus enfin que trente-quatre commanderies du Temple, onze de TUôpital, et six des deux ordres réunis. Dès 1493', en effet, on n*en peut plus compter qu'une cinquantaine, — le chiffre varie entre quarante-neuf et cinquante-deux, — nombre qui ne fut plus réduit, jusqu'à la Révolution.

Ces commanderies étaient ainsi réparties :

A part, la « chambre magistrale », le Piéton, en Hainaut. Puis, les quatre « chambres prieurales », le Temple de Paris, Choisy-le-Temple, Launay-les-Sens et Saint-Jean de Latran (r « Hôpital ancien »); puis, trente-six ou trente-sept commanderies du premier rang, pour les chevaliers, et dix du second rang pour les chapelains et servants d'armes ^. Au xv!!** siècle, on détacha

i. La liste est dans Mannier, qui ajoute, on ne sait d'après quelle source, que déjà à cette époque on avait supprimé 43 commanderies du Temple et 11 de l'Hôpital. Il y aurait eu ainsi, en tout, à peu près US maisons du Temple et 46 de Ttiôpilal.

2. S 5558. Voy., depuis cette date, diverses listes, déclarations, etc., semblables. En 1509 (MM 35, f» 58); en 1583 (S 5546, avec évaluation de leur valeur); au xviii» siècle (M 26), etc.

Cbambrbs prieurales.

(Ifaifo&s Tenant d«« Templiers.)

Le Temple, à Paris.

Choisy-le-Temple (Seine-et-Marae).

(Maisons venant des Hospitaliers.)

Laanav-les-Sens (Yonne).

Saint-Jean de Latran, à Paris.

Commanderies de première classe*

(Templiers.)

Laon : Puisieux et Calillon (Aisne).

Moisy et Magny (Aisne).

Boult et Merlan (Ardenoes).

Troyes (Aube).

Chanu (Eure).

Renneville (Eure).

Soars et Arville (Eare-et-Loir).

La Villediea-en-Drouais (Eure-et-Loir).

Caestre (Nord).

ïvry-le-Temple (Oise).

Sommereux (Oise).

Loison (Pas-ae-Galais).

Beauvais-en-GAtinais (Seine-et-Marne).

La Croix -en-Brie (Seine-el-Marne])

Le Maison-Neuve, Coalommiers {id.),

Lonviers et Vaumion (Seine-etrOise).

Saiate-Vauboorg (Seine-Inférieare).

Fontaine-soos-Montdidier (Somme).

Oisemont (Somme).

Auxerre (Yonne).

Coalours (Yonne).

Slype (Belgique).

VilIers-le-TempIe (Belgique).

(Templiers et Hospitaliers réunis.)

Maapas et Monl-de-Soissons (Aisne).

Saint-Marc d'Orléans (Loiret).

Lagny-le-Sec et Senlis (Oise).

Abbeville et Beauvoir-en-Ponlhien (Somme).

Elerpigny (Somme).

(Hospitaliers.)

Boncoart (Aisne).

Vaillampont, Cbanteraine etTirlemont (Belgique).

La Brake (Hollande).

Villedieu-les-Bailleul (Orne).

HautrAvesnes (Nord).

Saint - Jean - en - l'Isle • les - Corbeil (Seine-et- Oise).

Villediea-la- Montagne (Seine-Inférieure).

Fieffés (Somme).

Saint-Maalvis (Somme).

198 Là MAIS05 DC TUPLE

deux commaïKlenei * poar faire on rerena aa « bailli de la M orée » et aa « trésorier général >, grands-croix da ehapitre de Malte, dont les provinces étaient depuis longtemps aox mains des Tares : ce forent Saint-Jean de Latran et Saint-Jean-enrisie les Corbeil '. A cette époque, les deox antres chambres prieorales, Laonay et Choisy, araient perdu leor titre.

La chambre magistrale était une commanderie relevant directement do grand maître de TOrdre, qui pouvait, tous les cinq ans, en disposer en faveur de qui il voulait. Les revenus qu'il en tirait portaient le nom d annates '. S*il laissait passer les cinq premières années de son magistère sans user de son droit, il pouvait disposer de deux commanderies. Il n y en a pas d'exemple en France. Le grand prieur de France choisissait à son tour, comme bénéûces personnels, quatre chambres prieorales, dont il était le seul commandeur et où il pouvait demeurer à sa guise.

Nous avons déjà eu Toccasion, dans les premières pages de ce volume, de dire quelques mots de l'époque présumée à laquelle il est permis de faire remonter la fondation du Temple de Paris, et nous avons cité quelques-unes des pièces trop rares qui nous restent de cette période primitive de son histoire. Les débuts du nouvel établissement, installé au milieu des champs, des bois et des terres de culture qui bordaient le nord-est de la capitale,

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