COMMATIDERIES DE DEUXIÈME CLASSE
(TtmpUers).
BaugU et Courval (Calvados).
Brelteville-la-Habet (Calvados), fiourgoult (Eure).
Valcanville (MaDche).
, Laigneville ^Oise).
Chovru (Seiue-tt-Marne).
(TcnyUen).
La Ferté-Gancber (Seine-et-Marne).
Étampes (Seioe-el-Oise).
Le Saussay et Biches (seine-ei-Oiae).
(Templiers et Hoq»italisn.réais).
Reims (Marne).
1. Voy. celle affaire racontée dans rintroducllon de rioTentaire d*ar. chives de 1743 (S 5545), où Mannier a puisé. Elle dura de 1637 à 1647.
2. Celle commanderie étail comme une maison de retraite pour les relt gieux du grand prieuré, où ils allaient parfois se renfermer quelque temps. On y consignait aussi un ofûcier, commandeur ou prieur, qui avait mérité quelque peine disciplinaire.
3. Voy., dans MM 2, le mémoire ms. du bailli de Solar sur Tordre de Malte.
nous sont, en somme, très mal connus. La Maison, peut-être une simple ferme d*abord, a dû être quelque temps fort pauvre. Mais, entourée d'une faveur générale, elle vit bientôt ses ressources augmenter et son indépendance s'accroître d*autant. Les donations, à ne prendre que celles dont nous avons connaissance, n'étaient pas considérables, mais sans doute fréquentes, car le roi prêchait d'exemple ; les biens concédés se trouvaient un peu éparpillés, mais étendaient le cercle de Tinfluence de l'Ordre, multipliaient ses relations, et il n'avait garde de négliger de s'en assurer la propriété perpétuelle en obtenant du roi leur amortissement. Des sommes d'argent étaient, en outre, souvent assignées sur ces biens et délivrées par annuités; des droits variés y étaient également attachés, et, lorsque la jouissance et l'exercice en furent réglés par le pouvoir souverain, nous avons vu de quel prestige la maison du Temple fut entourée.
Il faut encore compter pour quelque chose le bénéfice qu'elle pouvait tirer de son domaine parisien. Ces vastes terrains, abandonnés à rOrdre, ou achetés par lui à bas prix, avaient été aussitôt livrés à la culture maraîchère, et en même temps ouverts à tout un monde d'artisans et de petits marchands, gens de médiocre revenu, mais dont le nombre croissait chaque jour : ce fut la censive du Temple.
Nous sommes plus à l'aise, cette censive une fois formée, pour décrire le domaine du Temple. Si, en effet, les pièces que le xu^ siècle nous a laissées sont rares, celles du xiii® et notamment le petit registre de cens et rentes de 1252-1257, qui seul a survécu, nous donnent déjà une assez juste idée de l'étendue de ce domaine, dont les limites n'ont plus varié depuis : on peut admettre que l'époque des donations foncières et de l'augmentation domaniale des ordres religieux à Paris est à peu près close dès le règne de Philippe- Auguste ^ Au milieu du xiii® siècle, le territoire propre du Temple s'étendait depuis l'Enclos jusqu'aux rues voisines de la Seine; de plus, dès les premiers temps, nous l'avons dit, la Maison ayant reçu de tous les côtés des terrains clos, des maisons, des fermes ou des bois qu'elle ne voulut jamais, qu'elle ne pouvait pas aliéner, on la voit posséder alors, et garder sept siècles durant, des censitaires au cœur de Paris,