‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 113 sur 184 · TanoD, Hist. des justices de Paris^ 1883, in-8o · texte numérisé non relu

TanoD, Hist. des justices de Paris^ 1883, in-8o

dans la Cité et même dans TUniversité. Enfin, les environs étaient couverts de dépendances de diverse nature, encore peu étendues, mais dont le nombre s*accrut notablement avec le temps.

Tel était donc Taspect de la commanderie lors de la chute des Templiers; il esta croire cependant que Hmportance de la Maison même (sinon la censive, qui ne rapportait guère) s'accrut singulièrement dans les dernières années qui précèdent cet événement, depuis Texpulsion de Palestine des derniers débris de rOrdre, en i291. Le Temple de Paris avait alors un haut rang en France, et devint même en quelque sorte capitale quand le grand maître y eut déposé une partie des trésors de l'Ordre. La position civile, si Ton peut dire, de la Maison, ses relations avec le monde et le roi, dont elle gardait le trésor, étaient d'ailleurs fortement établies, et son crédit puissant. On pourrait donc croire que l'arrivée de ses nouveaux possesseurs, les Hospitaliers, loin de retarder son essor, lui fut au contraire profitable : cet Ordre, recevant tout d*un coup un établissement en pleine prospérité, devait, en lui apportant ses propres ressources, quoique plus modestes, lui donner une nouvelle et heureuse impulsion.

Il n'en fut rien cependant, et Ton a pu avancer, non sans raison, que rOrdre à qui échcait Théritage du Temple y perdit tout d'abord, bien loin d'y gagner ^ Du moins dans l'étendue da prieuré de France, tant de dépenses se trouvèrent nécessaires pour la réparation des maisons et la reprise des travaux de la terre, tant de temps pour raffermir un prestige ébranlé, que cette conclusion n'a rien qui puisse nous étonner. Mais la vraie raison n'est pas là : les ressources des maisons mêmes eussent suffi, si le roi de France et ses officiers ne les avaient complètement épuisées; et l'ordre de l'Hôpital n'eût pas été appauvri si Philippe le Bel et ses trois fils n'avaient jugé bon de lui faire payer par de cruelles exactions la faveur que la décision du souverain pontife les obligeait de lui faire. On en jugera par le résumé des actes qui marquèrent en France le passage des biens du Temple sous la dépendance de l'Hôpital.

Le 24 décembre 1307 *, Philippe le Bel avait annoncé au pape

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