‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 118 sur 184 · Ed. Rathery {Soc. de l'Histoire de France), VI · texte numérisé non relu

Ed. Rathery {Soc. de l'Histoire de France), VI

les premières divisions du domaine do Temple. On y compta désormais deux parties bien distinctes. Tune en deçà et Taatre aa delà des murs de Paris. Deux portes faisaient commoniquer les deux quartiers, celles dites du Temple et Barbette; une troisième, la poterne du Chaume, fut percée plus tard, sur la demande des habitants, en 1287, ainsi que nous l'apprend un texte inédit '. L*habitude conserva encore le nom de « couture do Temple » à tout le domaine; cependant il désignait plus particulièrement la partie laissée au dehors, avec TEnclos. C*était, do reste, la plus étendue : son caractère homogène, ses libertés, ses privilèges que nous avons vus nettement déGnîs par l'acte royal de 1:279, lui méritaient bien le nom qui lui est souvent donné de ville neuve, de « villa nova » aux portes de la capitale.

La véritable couture dépassait TEnclos au nord et s*étendait surtout du côté de Test. Il n*y avait pas encore de rues désignées; on comptait de nombreux marais et courlilles^ dont les noms ne se lisent que dans les comptes les plus anciens : le marais de la Boucelle, « sur la chaussée de la bastide du Temple », entre le Temple et Saint-Martin; le Pré du Temple; la Terre aux Lions; la grande courtille Yangobert; la plâtrière Cornet; les courtilles Bianchart, de Mesnil-Mautemps, Beauchamp, Meries, dû pressoir Saint-Martin, du pressoir Yandetar, elc. ; enfin la courtille Barbette, plus connue, qui avait pris son nom de la maison de campagne qu y possédaient les Barbette au xiii* siècle. Ces courtilles étaient surtout des « jardins champêtres », comme dit Sauvai ^ parfois avec des habitations de plaisance. Le chemin en était bien connu des Parisiens, qui venaient volontiers s'y promener le dimanche.

Sous Charles Y, Paris reçut de grands accroissements, et une nouvelle enceinte absorba tout ce qui restait du domaine, y compris TEncIos, qui se trouva sur la limite, à côté d'une nouvelle porte du Temple, plus grande et plus forte que l'ancienne. Mais, comme les murs de Tenceinte ne furent pas abattus, il y eut désormais trois parties : la première censive de Paris, l'Enclos

i. S 5072. Acte de Philippe le Bel. On la considérait comme une « fausse poterne », et le roi se réservait de la pouvoir faire boucher s'il était nécessaire. -— (Voy. Tappendice, Documents sur les rues de la censive.)

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