‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 117 sur 184 · xMM · texte numérisé non relu

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3. Un demi-siècle plus tard, en 1529, le tot«l s'éleva à 158 livres 16 sons parisis (ou 198 livres tournois). 11 faut que les habitants ftitsent encore peu nombreux pour qu'en 1554, le 2 mars, à un moment où Ton taxait les maisons voisines des fortifications de Paris alors en exécutimi» FEdcIos n*ait été taxé qu'à 24 livres, « encor qu'il y ait plusieurs maisons ». Or il avait été dit que toute maison serait taxée 24 livres au plus, fioarvu qaa ses habitants ne vécussent pas séparément (Félibien, III, 383). U fallait de la bonne volonté pour en dire autant du Temple.

Nous aurons ailleurs occasion de revenir avec détails sur ce monde curieux qui était venu dans les derniers siècles demander à TEnclos du Temple une retraite agréable et une liberté facile. Tout en nous bornant ici au point de vue financier et domanial de rhistoire de la Maison, nous ferons remarquer qu'il y eut là souvent affaire de mode et d'habitude. Le marquis d'Argenson rapporte, dans ses Mémoires % le 16 février 1750, que le grand prieur de Gonti, Toncle du prince que nous venons de nommer, avait failli, à peine élu (en 1149), compromettre la prospérité du Temple en en voulant tirer des revenus trop élevés. Il avait affermé très cher les rentes de TEnclos à un individu qui, pour gagner à son tour, « résolut d'augmenter de beaucoup les loyers des maisons, d*où il arrive que tous les locataires en sont sortis et que le Temple est vide; au moyen de quoi il ne s*y fait plus de réparations ni de propriétaires ni locatives, au grand mécontentement de rOrdre de Malte, qui ne tirera jamais raison de ce prince du sang ». Cet état de choses dut cesser bientôt, s'il faut en croire les comptes qui nous sont restés de presque toutes les dernières années. Nous y voyons en effet que les loyers de l'Endos qui, en dehors des baux emphytéotiques, rapportaient 10 440 livres en 1733 ', montèrent régulièrement jusqu'à 48 555 livres en 1778 '. Et cette marche en avant ne se ralentit pas, car en 1783 * on atteignit 72 006 livres, et 89 757 en 1786 *.

Nous avons dit plus haut que le domaine du Temple à Paris comprenait en dehors de l'Enclos une censtve et des coutures. La première, du côté de la ville, promptement bâtie et peuplée, les secondes, gardant longtemps l'aspect de la campagne, cultivées ou boisées.

Avec l'enceinte de Philippe-Auguste, qui, en 1190, vint englober dans la ville une partie du quartier marchand, commencèrent

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