‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 12 sur 184 · Fr. Bernardus, en 1171, 1172. (K · texte numérisé non relu

Fr. Bernardus, en 1171, 1172. (K

4. On trouve en 1222 fr. Chrétien, dit le pieux, auprès du roi Philippe- Auguste (P. Anselme, Hist, généal. de la Maison de France, VIII, 224) ; en 1229, fr. Hubert (mis par le Nécrologe du Val des Écoliers au nombre de ses bienfaiteurs; Gallia Christ,, VII, 853); de même, en 1235, fr. Guillaume de Beauchamp, auprès du roi d'Angleterre, et, en 1255, fr. Richard, auprès du roi d'Ecosse. (Rymer, Fœdera, 1, § 1, p. 119, 120, 145; § 2, p. 5.)

B« Hospilallers.

Voici maintenant quelques détails sur le personnel et Torganisation de Tordre de THôpital. Il comprenait trois classes de frères ou religieux : les chevaliers, les chapelains conveotuels ou simplement d'obédience, et les servants. Les chevaliers seuls avaient les grandes dignités de l'Ordre, mais tous pouvaient être nommés commandeurs d'une maison ou d*une commanderie.

L'ensemble des possessions de l'Ordre était divisé en huit provinces ou langues : Provence, Auvergne, France, Italie, Aragon, Angleterre, Allemagne, Castille, représentées chacune auprès du grand maître par un grand-croix, chef de langue ou pilier. Ces huit dignitaires formaient le chapitre de l'Ordre avec quelques baillis attachés aux difTérentes langues. Chacun avait son ministère spécial dans la direction générale : trésor, justice, marine, hôpital, chancellerie, etc.

Le prieur de réglise et du couvent était le chapelain de ce chapitre. C'était le plus haut personnage ecclésiastique de l'Ordre, comme le chapelain du couvent sous les Templiers. Il était aussi bailli capitulaire, ainsi que l'évèque de Malte.

Chaque langue se subdivisait en grands prieures et ceux-ci en commanderies et en membres, répondant aux casaux du Temple.

On voit combien, en dépit d'une division différente, cette organisation se rapproche de celle des Templiers.

A la tête de chaque grand prieuré, un grand prieur était assisté d'un chapitre composé des commandeurs (chevaliers, chapelains ou servants) qui dirigeaient sous sa haute juridiction les commanderies du prieuré. Dans chaque maison, au-dessous de ces commandeurs, il y avait un prieur de réglise, à la tête d'une communauté de frères prêtres, de chapelains conventuels, aidés, en cas de besoin, par des chapelains d'obédience, des clercs, ou même des prêtres séculiers.

Il faut dire maintenant quelle était la situation du Temple de Paris dans toute cette hiérarchie administrative. La langue de France, une des trois qui se partageaient notre pays (les Templiers, comme on l'a vu, n'en avaient que deux), et la troisième par ordre de marche, comprenait les trois grands prieurés de France, Aquitaine et Champagne, sous la suprématie commune

du grand hospitalier, le chef de langue. Le grand prieuré de France avait son siège à Paris, et ce siège était le Temple, la dernière capitale des Templiers. Son importance exceptionnelle lui avait promptement obtenu la préférence sur Saint-Jean de Latran, l'autre maison de Paris, que l'on appelait ordinairement, nous l'avons dit, < l'Hôpital ancien ».

Le grand maître choisissait dans chaque langue un des plus hauts dignitaires, qu'il déléguait comme ambassadeur pour représenter l'Ordre auprès des puissances de son pays, ou comme agent général de l'Ordre pour tout le royaume.

Ainsi, en 1377, on voit P. de Berneville, commandeur de Hautavesne, être en même temps lieutenant d'hospitalier au couvent, à Rhodes, et « commissaire es parties de çà mer ' ».

En 1522, Ch. des Ursins, commandeur de Saint-Jean de Latran, est dit « lieutenant de maître et procureur de la Religion en la cour du Parlement ' ».

En 1549, Robert Aude, dit de Roquemartine, prieur de Saint- Gilles, est « ambassadeur et procureur général de la Religion es prieurés de ce royaume de France ' ».

En 1563, le grand prieur de France, P. de la Fontaine, est qualifié procureur général des six prieurés de l'Ordre dans le royaume de France, et agit au nom de la Religion, vis-à-vis du roi et de l'Église *.

Du temps de Sauvai ', c'était le grand prieur d'Aquitaine qui était ambassadeur auprès du roi de France.

A côté do ces dignitaires il faut placer les officiers du « commun trésor », envoyés par le grand maître dans les provinces de rOrdre. A chaque grand prieuré étaient attachés, d'abord un procureur général, receveur général du commun trésor; puis, pour le remplacer au besoin, des sous-procureurs généraux ou particuliers; enfin des agents.

Ces offices étaient confiés par le grand maître à des commandeurs du prieuré même dont ils faisaient partie. Ainsi, en 1515,

i. A. N., MM 30, f» 91. (Série des registres de procès- verbaux des chapitres provinciaux du grand prieuré.)

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