‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 13 sur 184 · Antiquités de Paris, t. I, p · texte numérisé non relu

Antiquités de Paris, t. I, p

on voit Phil. de Yilliers risle-Adam, le futur grand maître, qui n*était alors que commandeur de Troyes, qualifié « procureur du commun trésor ' ».

Les procureurs généraux avaient pouvoir de conférer tous les bénéfices vacants. — Il y avait également un de ces officiers auprès de la cour de Rome.

Les droits fort étendus du grand maître, dans l'Ordre, ont été maintes fois reconnus par les papes et les rois, notamment dans la grande bulle de Paul III, qui les résume tous '. Justice fut toujours rendue à ses réclamations quand il arrivait par hasard que quelque atteinte fût portée à ces droits par ceux mêmes qui les avaient consacrés '.

£n principe, dans chaque prieuré, les commanderies étaient données, suivant Tancienneté, aux frères que leur âge ou leur santé rendait incapables de servir à la guerre. Quelques-unes, toutefois, étaient réservées à la libre disposition du grand maître, qui les accordait comme une faveur pour récompenser de grands services rendus.

Il fallait, pour être nommé commandeur, avoir rempli tous les devoirs des chevaliers de TOrdre ; c'est-à-dire être resté cinq ans au « couvent » (à Rhodes, et plus tard à Malte), après la prise d'habit, et avoir fait trois « caravanes » ou campagnes « sur les galères de la Religion ». Ces règles perdirent sans doute, avec le temps, un peu de leur rigueur, mais elles restèrent toujours exigées par les statuts. D'ailleurs, il est des influences qui, aux époques de relâchement, triomphent de tout. Au xvii* et au xvm* siècles, le roi de France « imposa » quelquefois le grand prieur de France. Encore est-il juste de remarquer qu'on prenait soin de rester à peu près en règle avec les droits d'ancienneté et de hiérarchie. On a abusé d*un mot de TEstoile pour prétendre que cette charge devint « le plus brillant apanage des bâtards

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