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sius », et est appendu à une charte d'un trésorier de la Maison, Jean de Tour *. Il représente, au milieu, une croix monumentale, dont les bras sont fleuronnés; — à gauche, un château fort à trois tours (nous avons montré, à propos du donjon du Temple, que c'est lui que Ton a voulu figurer ici) ; — à droite, un chevalier à genoux ; — dans le champ, quatre fleurs de lis. Le tout est contenu dans une rose à redents. Le contre-sceau porte une croix fleuronnée.
C'est de ce même type que découlent les sceaux de la maison du Temple sous le régime des Hospitaliers '. Seulement le château est souvent remplacé par Técu à la croix, ou bien porte cet écu sur lui. De plus, ce château a des tours carrées et crénelées, dessin conventionnel d'un caractère banal, très différent de celui que nous venons de signaler. Les figures sont parfois aussi remplacées par un saint Jean-Baptiste soutenant Técu à la croix ^ : tous ces signes sont caractéristiques des sceaux de la Maison de Paris.
Quant à celui du grand prieuré de France, dont les exemples sont fort nombreux et qui date probablement des premiers temps de TOrdre, c'est une aigle éployée entre deux fleurs de lis couronnées ^. (Les grands prieurs plaçaient cette aigle dans leur propre sceau accompagnée de leurs armes personnelles.) On disait le « scel à l'aigle » du grand prieuré de France. Il était renfermé sous trois clefs que gardaient le grand prieur et deux des principaux commandeurs. On le conservait â Paris dans le trésor de l'église du Temple, au-dessus de la sacristie ^.
Enfin n'oublions pas les sceaux de l'ordre de l'Hôpital en général : « Magister et conventus^ ». On y trouve surtout figuré : une foule de chevaliers agenouillés devant une croix double; ou un personnage couché sous un toit d'architecture gothique d'où
i. Ibid., no 9915 (S 5067-, pièce 27).