‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 134 sur 184 · S 5572 (1733-1134). — Cf. S 5563, f« 31 (visite de · texte numérisé non relu

S 5572 (1733-1134). — Cf. S 5563, f« 31 (visite de

4. S, 5106. En se référant aux plans connus des logements de la famille royale, dans la petite tour (cf. Chantelauze, Louis XVII, etc.), on remarque

étage, un « bureau des archives », un « serre-papiers » et un grand cabinet, plus le petit cabinet de la tourelle du nord-est; — au second, un salon, une office, une table à manger; — au troisième enfin, deux chambres à coucher et la cuisine S avec une terrasse au-dessus.

De ces archives si soigneusement conservées et classées, du moins dans les derniers siècles, il reste aujourd'hui un fonds encore très considérable : plus de 375 cartons de titres originaux et environ 1210 registres isolés ou en liasses, inventaires, coeuilloirs, aveux, déclarations, terriers, censiers, comptes, procèsverbaux de chapitres, livres de procédure, sans compter les pièces royales, les bulles, etc., qui ont été éparpillées dans d'autres séries. Mais il y a des pertes nombreuses, qu'on ne doit attribuer qu'aux vicissitudes subies par ces papiers sous la Révolution.

Quand on y porta la main pour la première fois, c'était pour faire place au royal prisonnier qu'il fallait installer à la hâte dans la tour. On arracha les liasses des armoires où elles étaient rangées dans un si bel ordre, et on les entassa sous le toit, où elles se trouvèrent fort peu à l'abri du soleil ou de la pluie. Plus tard, elles' furent transportées au Louvre; mais beaucoup de comptes rendus, mémoires, procédures, furent envoyés au pilon ; d'autres registres ou pièces furent perdus ou gâtés dans les transports successifs qu'ils subirent et grâce à l'humidité des lieux où on les avait abandonnés. A peu d'exceptions près, ceux qui restent sont en assez bon état '.

que, au premier étage, le bureau des archives était devenu la chambre de la reine, et le grand cabinet celle de Mme de Tourzel; que, au troisième étage, la cuisine était devenue la chambre de Mme Elisabeth, et les autres chambres, celle du roi et celle de MM. Hue et Chamilly. Le deuxième étage n'avait pas été touché.

1. Placer la cuisine au sommet d'une maison était un usage fort bien imaginé pour l'agrément des appartements inférieurs; nous Tavons perdu, mais il se retrouve encore aujourd'hui, en Hollande par exemple.

2. Nous trouvons sur cette question des détails assez précis dans le m Mémoire de Camus sur les dépôts de chartes, titres, registres, etc., qui existaient dans le département de la Seine, sur leur état à l'époque du l«r janvier 1789 et sur les révolutions qu'ils ont éprouvées et leur état au i«' nivôse de l'an VI » (publ. par Ravaisson : Rapport au Ministre sur les Archives et la Bibliothèque, 1862, p. 304, in-8), et surtout dans le compte rendu du bureau du triage des titres le i2 ventôse an V {ibid., p. 352, 358, 360). — Celui-ci eut un choix à faire, en fructidor an IV, entre ces papiers

LcH Hceaax.

Il ne sera peut-être pas sans intérêt de réunir ici quelques ilétails sur les sceaux que portent les actes conservés dans les archives du Temple, soit au nom des Templiers, soit au nom des Hospitaliers.

D'abord, d'une faron générale, on remarque principalemeut deux sortes de sceaux sous les Templiers. L'un représente deux chevaliers, la lance en arrêt, assis sur un même cheval. On y a cherché un symbole de pauvreté, qui serait étrange, puisque la règle de l'Ordre assigne trois et même quatre chevaux à chaque chevalier : ce serait plutôt un signe de l'union qui doit régner entre les frères pour doubler leur force et les rendre plus redoutables. Comme légende : « Sigillum militum Christi ^ ». Dans l'autre type est figuré un petit édiûce avec coupole, de divers aspects; comme légende, « Milites Templi Salomonis * ». Ces deux sceaux appartiennent à l'Ordre tout entier'; ceux qui sont spéciaux à tel ou tel grand maître, ou commandeur, portent ses armes particulières mêlées aux emblèmes du Temple^ '.

Du sceau de la Maison de Paris, qui aurait surtout de Tinlérèt pour nous, il n'existe plus aux Archives qu'un seul spécimen à peu près complet, et de la dernière époque. Il porte comnAe légende : « Sigillum terre et dominii domus milicie Templi Pari-

qui « formaient une masse considérable ». « Le chartrier du Temple, (lit-il, placé dans la tour, était dans le meilleur ordre avant le 10 août 1792; mais, à celte époque, tout avait été jeté pAle-mêle dans un corridor dont le toit était ouvert en plusieurs endroits. La première inspection faisait craindre des ravages, qui bientùt se sont trouvés réels... Le transport ayant été effectué dans les salles du Louvre, on a reconnu ce que Ton avait appréhendé, savoir : que les eaux pluviales ayant pénétré dans le lieu où ces papiers étaient renfermés, ils avaient été considérablement avariés dans l'espace d'environ une toise carrée. On a commencé par distraire de ces papiers environ 1500 pesant de mémoires, factures, procédures et arrùts... » Et plus loin : « ... Les archives du Temple ont fourni (au pilon) une grande quantité d'anciens comptes rendus par les fermiers et les receveurs. Ou a conserve les titres de propriété et les pièces utile? à l'histoire. »

i. Voy. riaventaire des sceaux des archives nationales, par Douet d'Arcq» noi 9859, 9863, 9865.

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